Michel Drucker a confié sur le plateau de l'émission "On n'est pas couché" qu'il n'avait pas l'intention d'inviter Marine Le Pen, tout comme il n'avait pas invité son père, Jean-Marie Le Pen.
En tant que maître d'orchestre de l'émission c'est son droit le plus strict à l'animateur. Il décide pleinement de qui il invite. Tout comme on peut concevoir que sa conscience lui interdit de recevoir une personne représentante d'un parti aux idées qu'il ne doit pas porter particulièrement dans son coeur. Honnête de sa part. Car c'est une émission de divertissement, avant tout. Dans ce cas, une alternative, peu crédible et fantaisiste j'en conviens, serait que Michel Drucker cède sa place, le temps de cette émission avec Marine Le Pen ?
Cependant, Michel Drucker en ''politisant'' son émission se frotte donc aux limites de cet exercice généralement périlleux. Car on quitte le terrain de la neutralité, de l'amusement, du divertissement pour un autre aux règles du jeu totalement différentes et aux conséquences plus visibles et nettement plus sensibles pour la démocratie. Celui de la pluralité des expressions, de l'égalité de temps de parole, de la représentativité de ceux et celles qui nous gouvernent ou aspirent à nous diriger.
A ce titre, Michel Drucker commet donc une première entorse. Dans tout jeu, il faut en accepter les règles, qu'on les aime ou pas. Car, ne pas les respecter, revient à tricher avec ces mêmes règles.
La deuxième limite, que révèle cette affaire, est la nocivité du mélange des genres, tendance également appelée ''la pipolisation'' de la classe politique. Comme on le voit, cela crée des tensions et une perte de repère pour tous. Animateur et spectacteur.
Troisième effet qui secoue et, qui, est, probablement, le plus grave : la stigmatisation d'un leader et de son parti représentant une part significative des citoyens. Or, comme le démontre l'histoire récente, cette ostracisation, contrairement à ce que pensaient ses partisans, a eu l'effet inverse à celui initialement recherché : au lieu d'assister à la morte lente du parti, en l'occurrence le Front National, celui ci n'a cessé de renforcer son audience au cours des dernières années. Donc preuve en est que ce n'est pas la bonne méthode pour l'éliminer de la scène politique. Comme les responables politiques, Michel Drucker se trompe de moyen pour parvenir à une fin parfaitement louable.
De la discussion jaillit toujours la lumière. Autrement dit, se dévoilent à la fois les qualités et les défauts de notre interlocuteur. Mais ce n'est pas l'essence même de l'émission de mettre en difficulté l'invité d'honneur. Voilà Michel Drucker n'entend pas partager le plateau avec la leader du Front National car il veut de la détente et non de la confrontation. Un dimanche soir, il faut reconnaître, ce n'est pas le moment, tous minés que nous sommes à l'idée de reprendre une semaine de travail ;-))
En revanche, Marine Le Pen rappelle une vérité, difficile de passer sous silence, en affirmant "qu'il y a un service public, que ce service public il est financé par les contribuables français et que M. Drucker, comme l'ensemble des autres journalistes qui travaillent sur le service public, ont un devoir". Donc j'en reviens à une des idées émises plus haut : pourquoi Michel Drucker exceptionnellement n'exercerait il pas son droit de retrait ?
Mais il y a, bien sur, un facteur rédhibitoire jusqu'ici pour la future leader du FN : faire le ménage dans ses rangs et surtout idéologique, autrement dit, se débarrasser des idées les plus crasses du programme du FN, gagner donc en respectabilité. Et ainsi devenir fréquentable selon nos principes fondamentaux de la République et aux yeux de Michel Drucker et d'autres présentateur. Marine le Pen est-elle prête à cet aggiornamento ?
Une polémique, aussi modeste soit elle - comparée aux enjeux de notre pays et des problèmes de nos concitoyens - est, tout de même, révélatrice du fait que politique et show business ne font pas forcément bon ménage. Que leurs connections, sans cesse plus étroites créent une réelle confusion nuisible, à la longue, au bon fonctionnement de notre démocratie. On se sent mal à l'aise. Comme une impression de nager en eaux troubles... en espérant que notre régime politique ne boive pas le bouillon...
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vendredi 10 décembre 2010
lundi 7 avril 2008
Futile
Tel est le dossier, en couverture de l'Express de cette semaine, consacré au couple présidentiel. En particulier sur Carla Bruni. Car c'est tout de même d'elle dont il s'agit. Et je rajoute inutile. Car aucune révélation de fond, rien de neuf sous le soleil. Mais me direz-vous, quelle candeur de ma part pour croire encore à ce genre de sujet. Et, pire, quelle ineptie de céder à cette pulsion d'achat. Donc de curiosité malplacée ?
Je rectifie illico. L'Express me narguait sur le coin d'une table. La curiositéa été plus fort que tout. Et n'est ce pas tout de même notre carburant premier en tant que blogeur ? Bref, notre adrélanine comme la vitesse est celle du pilote de Formule 1 !
Dossier dont on se demande si le journaliste ne se fait pas malgré lui porte parole de l'Elysée ? Ou le relai de fait de la com du couple présidentiel ? Car pas un mot de trop et surtout de flèches perfides lancées contre la première dame de France. Un long article bien lisse et policé. A la lecture le doute nous prend : article ou publi-rédactionnel ? Car l'épaisseur entre les deux est aussi mince que celle du papier à cigarettes (d'ailleurs une fois que ces dernières seront totalement bannies car cela arrivera inéluctablement, que deviendra l'expression ?).
On comprend, le sujet est vendeur. C'est un produit d'appel, une belle tête de gondole faite pour booster les ventes. L'Express déçoit. Il nous habitude à nettement mieux. Preuve en est la qualité des autres articles.
D'ailleurs, ce dossier est d'autant plus futile à mes yeux que ce couple fait bien ce qu'il veut. A partir du moment que la fonction présidentielle ne bat de l'aile, que l'image de la France est préservée et, plus que tout, que l'efficacité de l'action politique et le volontarisme du président demeurent intactes. Il est évident, coutûmier du fait, que les mauvaises langues se sont déliées avec délice et la rapidité d'un faucon en piqué sur sa proie pour tomber sur Carla. J'ai toujours considéré qu'il fallait lui laisser du temps. Celui d'endosser ces nouveaux habits et les devoirs qui vont avec. Comme Paris ne s'est pas fait en un jour, cet apprentissage ne se fait pas en une semaine.
Par ailleurs, il y a un point remarquablement important chez la première dame de France et qui mérite d'être triplement souligné au stabylo : sa maîtrise des langues étrangères. Dans une économie mondialisée, ou l'anglais est la langue archi-dominante et celle des affaires, c'est un avantage. D'autant dans un pays réputé à raison pour son niveau médiocre des langues étrangères.
Evidemment, un point que seules les personnes, ayant cette sensibilité aux sujets internationaux, se réjouissent tout particulièrement. Puisse Carla ainsi tordre le coup à notre très mauvaise réputation en la matière. Dubitatifs ? Un conseil, pour vous en rendre compte, globe-trottez et vous comprendrez !
Je rectifie illico. L'Express me narguait sur le coin d'une table. La curiositéa été plus fort que tout. Et n'est ce pas tout de même notre carburant premier en tant que blogeur ? Bref, notre adrélanine comme la vitesse est celle du pilote de Formule 1 !
Dossier dont on se demande si le journaliste ne se fait pas malgré lui porte parole de l'Elysée ? Ou le relai de fait de la com du couple présidentiel ? Car pas un mot de trop et surtout de flèches perfides lancées contre la première dame de France. Un long article bien lisse et policé. A la lecture le doute nous prend : article ou publi-rédactionnel ? Car l'épaisseur entre les deux est aussi mince que celle du papier à cigarettes (d'ailleurs une fois que ces dernières seront totalement bannies car cela arrivera inéluctablement, que deviendra l'expression ?).
On comprend, le sujet est vendeur. C'est un produit d'appel, une belle tête de gondole faite pour booster les ventes. L'Express déçoit. Il nous habitude à nettement mieux. Preuve en est la qualité des autres articles.
D'ailleurs, ce dossier est d'autant plus futile à mes yeux que ce couple fait bien ce qu'il veut. A partir du moment que la fonction présidentielle ne bat de l'aile, que l'image de la France est préservée et, plus que tout, que l'efficacité de l'action politique et le volontarisme du président demeurent intactes. Il est évident, coutûmier du fait, que les mauvaises langues se sont déliées avec délice et la rapidité d'un faucon en piqué sur sa proie pour tomber sur Carla. J'ai toujours considéré qu'il fallait lui laisser du temps. Celui d'endosser ces nouveaux habits et les devoirs qui vont avec. Comme Paris ne s'est pas fait en un jour, cet apprentissage ne se fait pas en une semaine.
Par ailleurs, il y a un point remarquablement important chez la première dame de France et qui mérite d'être triplement souligné au stabylo : sa maîtrise des langues étrangères. Dans une économie mondialisée, ou l'anglais est la langue archi-dominante et celle des affaires, c'est un avantage. D'autant dans un pays réputé à raison pour son niveau médiocre des langues étrangères.
Evidemment, un point que seules les personnes, ayant cette sensibilité aux sujets internationaux, se réjouissent tout particulièrement. Puisse Carla ainsi tordre le coup à notre très mauvaise réputation en la matière. Dubitatifs ? Un conseil, pour vous en rendre compte, globe-trottez et vous comprendrez !
vendredi 11 janvier 2008
Triste nouvelle
Sir Edmund Hillary, le premier alpiniste a avoir touché le toit du monde (le mont Everest) le 23 mai 1953 en compagnie de son sherpa Tensing Norgay , s'est éteint à l'âge de 88 ans à Auclkand en Nouvelle-Zélande, son pays natal.
C'est une légende de l'aventure, du défi et de l'exploration qui nous a quitté. Fasciné à titre personnel par ces héros des temps modernes, ces personnalités au destin hors du commun, aux exploits qui grandissent l'âme humaine, je suis vraiment attristé de cette disparition.
J'imagine l'immense peine que le peuple néo-zélandais doit ressentir aujourd'hui pour bien connaître ce pays et ses habitants à la gentillesse et au savoir vivre exceptionnels. Trop rare pour ne pas être signalé.
Comme chantait un groupe toulousain, voila désormais Sir Edmund Hillary ''un peu plus près des étoiles''.
C'est une légende de l'aventure, du défi et de l'exploration qui nous a quitté. Fasciné à titre personnel par ces héros des temps modernes, ces personnalités au destin hors du commun, aux exploits qui grandissent l'âme humaine, je suis vraiment attristé de cette disparition.
J'imagine l'immense peine que le peuple néo-zélandais doit ressentir aujourd'hui pour bien connaître ce pays et ses habitants à la gentillesse et au savoir vivre exceptionnels. Trop rare pour ne pas être signalé.
Comme chantait un groupe toulousain, voila désormais Sir Edmund Hillary ''un peu plus près des étoiles''.
jeudi 18 octobre 2007
Rupture
Bien sur il ne s'agit pas de celle que les français attendaient quand ils ont élu Nicolas Sarkozy président de la République. Je veux parler de la séparation désormais officielle entre Nicolas Sarkozy et sa femme Cécilia.
Dans le communiqué de l'Elysée, vous noterez que le mot ''divorce'' a été soigneusement évité.
Une première dans l'histoire de la cinquième république. Cette clarification était devenue nécessaire car à naviguer entre rumeurs et fausses informations, cela devenait à force malsain.
Quel regard vont porter les français sur le président désormais ? quelle conséquence dans leur rapport ? Quelle image ? Altérée ? Humanisée ? Banalisation d'un couple ? Les instituts de sondages j'imagine vont s'en charger pour nous apporter des réponses. La belle affaire pour eux, le malheur des uns...
Cette séparation pensez vous qu'elle influera sur la façon de diriger ? Sur la conduite des affaires de la Nation ?
Mais, au fait, moi la rupture qui m'intéresse le plus et que je suis comme son ombre, c'est celle programmatique, promise lors de la campagne. Et vous ?
Dans le communiqué de l'Elysée, vous noterez que le mot ''divorce'' a été soigneusement évité.
Une première dans l'histoire de la cinquième république. Cette clarification était devenue nécessaire car à naviguer entre rumeurs et fausses informations, cela devenait à force malsain.
Quel regard vont porter les français sur le président désormais ? quelle conséquence dans leur rapport ? Quelle image ? Altérée ? Humanisée ? Banalisation d'un couple ? Les instituts de sondages j'imagine vont s'en charger pour nous apporter des réponses. La belle affaire pour eux, le malheur des uns...
Cette séparation pensez vous qu'elle influera sur la façon de diriger ? Sur la conduite des affaires de la Nation ?
Mais, au fait, moi la rupture qui m'intéresse le plus et que je suis comme son ombre, c'est celle programmatique, promise lors de la campagne. Et vous ?
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