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mercredi 30 avril 2008

Heureusement...

que le ridicule ne tue pas... sinon avec cette histoire de la disparition programmée pour la fin de cette année du numéro du département sur les plaques minéralogiques, nos députés ne seraient plus là ! Effectivement, un sujet hautement stratégique pour le devenir de notre pays.

On peut comprendre la sensibilité de beaucoup de députés. Mais ces agissements de marionnettes donnent plus pitié qu'envie. Expression d'une France conservatrice, complètement engluée dans un archaïsme qui cause en partie sa regression socio-économique. Mais chut !


Mondialisation, compétitivité, politique de l'offre, etc. Out ! L'urgence est et reste ce numéro de département voué à une mort proche. Quelle horreur ! Aux armes citoyens, à vos bataillons élus !

Nombreux sont les élus à affirmer que cette disparition c'est le signe annonciateur de la fin des départements. Tant mieux ! Voilà vingt ans qu'on attend une réforme de la gestion administrative de notre territoire digne de ce nom et au diapason de notre époque moderne.

Une mobilisation qui s'apparente d'autant plus à de l'agitation qu'il est prévu que les personnes attachées à ce numéro pourront, en option, l'inscrire sur leur plaque !

Beaucoup de bruit pour rien... mais en France on en a la facheuse habitude.

mercredi 9 janvier 2008

Meilleurs voeux...

Tous mes meilleurs voeux 2008 ! Mon blog reprend du service. Un service interrompu en partie malgré moi car je n'avais plus d'accès à Internet ! C'est pourquoi je reviens sur les deux actualités majeures qui ont marqué la fin de l'année 2007: l'affaire de l'Arche de Zoé et l'assassinat de Benazir Bhutto. Puis sur l'événement politique de ce début d'année : la conférence de presse de Nicolas Sarkozy.

Association Arche de Zoé

Chacun en conviendra, nous avons assisté à une parodie de justice, à un simulacre de procès concernant les responsables de l'association Arche de Zoé. les jeux étaient faits bien avant que le procès ne commence. Les dés étaient pipés ! Pourquoi ? Parce que l'affaire, de juridique, est devenue politique. Preuve en est la rapidité avec laquelle cette histoire a été bouclée !

Ainsi, tout s'est joué en coulisse. Les responsables sont devenus une monnaie d'échange, des biens à marchander. Surtout pour les autorités tchadiennes. ces dernières, conscientes de l'inquiétude de la France sur le sort de ses ressortissants, ont fait pression sur nos autorités pour probablement, en échange d'un pseudo-procès mené à marche forcée, afin pour le tchad de ne pas perdre la face, obtenir des satisfactions dont on ignore la nature.

Que les responsables accomplissent leur peine en France est désormais probablement le cadet des soucis des autorités tchadiennes. dans cette histoire, je retiens surtout que les dindons de la farce sont ces pauvres familles à qui on a fait miroiter une condamnation à l'encontre des responsables de l'association qui aurait abusé de leur candeur. Et des dédommagements dont ces victimes ne verront probablement jamais la couleur ! Bref, ces familles sont les premières et les seules victimes collatérales.

Quoique. la seconde pourrait être le monde associatif. Sa crédibilité pourrait en pâtir. Et la défiance de l'opinon publique à nouveau s'accroître auprès de ces associations censées être au-dessus de tout soupçon, irréprochable, au service du bien. exclusivement. A voir dans les mois à venir au regard de l'évolution des dons.

Toutefois, cette affaire était, à mes yeux, l'opportunité pour faire un état de lieux de ce qu'on appelle le ''charity business'', un millefeuilles souvent illisible et parfois indigeste au nombre de sollicitations dont nous faisons l'objet chaque année. C'était l'occasion de créer un débat autour de ce thème. or bouche cousue de la part, principalement des médias, mais aussi des acteurs oeuvrant dans ce domaine. Comment expliquer ce silence ? par la gêne ? Pourquoi, enfin, ne pas mettre tout sur la table pour y voir clair et ainsi distinguer l'ivraie du bon grain ?

Une occasion râtée. Dommage. D'abord pour ces associations. Ensuite pour nous contributeurs et généreux donateurs. Enfin, pour les populations bénéficiaires de cette générosité.

Dont acte.

mardi 14 août 2007

Fonctionnaires, vérité et action

André Santini, secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique a déclaré ce mardi 14 août sur RTL: "Il n'est pas normal que 24 % de la population active soit fonctionnaire".

Le bon point : on en finit avec la langue de bois. C’est le premier pas qui compte.

Cependant, deux questions :

La première est comment expliquer que le président de la République ait revu largement à la baisse la réduction du nombre des fonctionnaires pour 2008 : de 40 000, promis pendant la campagne (j’en conviens tout est dans le mot ‘’promis’’) nous voilà ramené à 22 000 ! Une des raisons invoquées par Sarkozy, selon le Canard Enchaîné : éviter aux maire sortants de droite, déjà bien mal partis, ‘’d’en prendre plein la gueule’’.

Fausse excuse. Ou vrai prétexte. Au choix. Mais qui de toutes façons est irrecevable. La France a besoin de se projeter sur le long terme et non faire de la politique, surtout sur les dossiers nationaux et prioritaires, à la petite semaine.

Seconde question : est ce que ce gouvernement aura le courage de ‘’porter la réforme dans la plaie’’, pour paraphraser Albert Londres. Soit engager réellement les réformes structurelles en profondeur dont a besoin impérativement et maintenant la France pour retrouver le chemin d’une croissance forte ?

D’autant, selon un sondage JDD, que la seule réforme désapprouvée à ce jour par les français dans leur majorité, est le non remplacement des fonctionnaires à la retraite. Preuve qu’il y a encore beaucoup de pédagogie à faire.

Car, d’une part, les français croient toujours qu’un fonctionnaire en moins = un emploi en moins. Faux car dans ce cas, la France aurait le plus faible taux de chômage en Europe et dans le monde.

D’autre part, les Français pensent que ces suppressions vont nuire à la qualité des services publics. Faux aussi car la France n’a jamais compté autant de fonctionnaires. Ce n’est pas pour autant que nous avons assisté à une amélioration de ses services. Ce n’est pas le travail des fonctionnaires qui est en cause. Mais l’allocation de ces emplois, parfois là ou ils ne sont plus indispensables. Et les moyens mis à leur disposition.

A cette dernière, je n’ai toujours pas la réponse claire et précise qui me rassure. A voir avec la rentrée et le prochain train de mesures.

Car il est évident que la France ne peut plus se permettre ce luxe d’avoir 4 actifs sur 10 fonctionnaires !