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lundi 28 novembre 2011

Economie internationale, cherchez l'erreur

Elle s'appelle actuellement l'Europe. Car même les Etats-Unis confrontés à un marasme sans nom (valable pour nombre de villes et Etats qui traînent encore un lourd passé industriel vieillissant) parviennent à une croissance 7 fois supérieur à celle des pays européens en 2012, selon les dernières perspectives de l'OCDE.

Voir ci-dessous le tableau. Des explications ? Il y en a à la pelle et connues depuis la nuit des temps, enfin, disons, au moins 20 ans. Inutile de les rappeler, quoique parfois, une piqûre de rappel. Mais, celle-ci, à force, finit par être extrêmement douloureuse. Je vous laisse faire votre propre opinion. Au fait, paraît-il que les  Etats Unis sont finis ;-)


mardi 1 novembre 2011

Pourquoi il faut en ''finir'' avec la Grèce

En l'occurrence les autorités politiques grecques. Leur tragi-comédie, leur théâtre d'ombres envers les autres leaders politiques européens a suffisamment duré.

La proposition d'organiser un référendum par le premier ministre grec sur le futur plan d'austérité exigé par l'Europe et le FMI est le dernier pied de nez des autorités grecques qui depuis le début se joue de l'Union Européenne.

Une comédie, un faux semblant qui a trop duré. Voilà depuis trente ans que la Grèce leurre ses partenaires, en particulier sur l'état réel de ses comptes publics.

Il est temps que les leaders européens tapent du poing sur la table. Cesse de s'incliner et de jouer les beni oui oui. Mettre définitivement la Grèce face à ses responsabilités historiques. Et lui envoi un ultimatum.

Trop d'argent a été débloqué, trop de compromis ont été consenti pour des autorités qui ne respectent pas leur engagement et montrent une légèreté insoutenable, totalement irréelle, et incroyablement inconséquente par rapport à l'extrême gravité de la situation socio-économique à laquelle est confrontée la Grèce. Un marasme sans nom qui est leur fruit de leur négligence, de leur tricherie, de la primauté de leur intérêt personnel.

C'est pourquoi, il est temps d'en finir avec cette classe politique grecque. Le temps est venu pour les leaders européens, s'ils croient encore au destin commun de nos Nations, de demander la sortie la Grèce de l'Euro. C'est la seule et unique solution pour espérer sauver l'Euro et l'économie européenne.

Sinon la Grèce va envoyer par le fond le bateau européen secoué comme une vulgaire noix par la tempête actuelle économique, financière, monétaire et sociale montante.

Oui il faut que la Grèce sorte de l'Euro. Cela permettra à la zone Euro de retrouver rapidement le chemin de la stabilité dont les marchés financiers ont tant besoin.

L'autre et immense bénéfice ? Elle mettra les autorités grecques face à leur responsabilités. Sans fard. Plus d'échappatoire, plus de bouc émissaire pour s'amender, se dédouaner comme ils l'ont fait et justifiant les difficultés de leur pays. Les masques tomberont définitivement. Fini la tragi-comédie.

Oui, il faut en finir avec la Grèce. Avant que ce malade en phase terminale ne contamine toute la zone euro. Si ce n'est déjà trop tard.

Il nous manque quoi ? Le courage, encore du courage, toujours du courage. Nos leaders auront ils le cran ?

Le destin de l'Europe est entre leurs mains. Aux grands hommes les grandes decisions. A eux de nous montrer qu'ils méritent notre confiance...

mercredi 13 juillet 2011

Grèce, pourquoi les dirigeants nous prennent pour des C...

 MARRE, il y en a marre qu'on nous prenne ainsi pour des c... La syntaxe, pour une fois, passe au second plan. Je m'en excuse. Mais aujourd'hui c'est vrai un coup de sang face au mensonge délibérément affiché et répété par nos dirigeants européens concernant la Grèce.

La Grèce est et sera dans l'incapacité de rembourser sa dette publique colossale et qui atteint des montants à faire froid dans le dos.

Pour tout vous dire, je ne comprends même plus cet entêtement des dirigeants européens à vouloir nous faire croire à une sortie réaliste, viable et honorable de la Grèce. Bien sûr, hors de question d'humilier la Grèce, déjà les deux genoux à terre.

Mais on se rend compte que cet acharnement non seulement est contre productif mais détériore gravement l'état du malade. Et, pire, son mal est contagieux puisqu'il affecte jusqu'ici le Portugal, l'Espagne, certes, dans une moindre mesure. Sans parler dernièrement de l'Italie désormais dans l'oeil du cyclone des agences de notations.

Le mensonge n'a plus son effet apaisant sur les marchés. La duperie ne fonctionne plus. Bien au contraire, ces derniers sont désormais pris de panique. Assimilant toute parole des dirigeants à la dissimulation d'une vérité encore plus sombre. La panique est là et probablement installée pour un moment. Car à moyen terme, aucun signal fort et rassurant nous parvient des dirigeants européens.

Normal, ils sont à court d'idées  face à une réalité qui ne prête plus à discuter. La Grèce ne remboursera jamais ces prêts. A moins d'une croissance par an de plus de 5% ! Quand on  sait que le meilleur des élèves européens, l'Allemagne, atteint péniblement les 3%, c'est donc totalement illusoire !

Au bout du compte, tout le monde y perd la face. Surtout que les dirigeants ont conscience, désormais, quelque soit la décision prise, la solution adoptée, le sol se dérobera sous leurs pieds. Et l'Europe va en prendre un terrible coup sur la tête, en sortira terriblement groggy. Sa crédibilité est enjeu. Qui sait sa survie, en tous cas, dans sa forme institutionnelle et son mode de fonctionnement.

En effet, soit, on reconnaît que la Grèce est dans l'incapacité d'honorer ses engagements financiers et on imagine l'onde de choc sur les marchés, vis à vis des investisseurs et l'image dramatique envoyée au monde. Soit, on accepte sa sortie de l'Euro. Mais les conséquences seront tout aussi calamiteuses.

Voilà dans quelle impasse se trouve l'Europe aujourd'hui. A cause du laxisme, de l'aveuglement, de la coupable complicité envers des gouvernements grecs qui trichaient depuis des années sur leurs comptes publics alors que nos dirigeants fermaient complaisamment les yeux. Le prix est lourd, trop lourd. Surtout pour nos peuples qui n'y seront pour rien.

Alors, oui, il y en a marre, marre et marre d'être pris pour des C...

Quand les européens se réveilleront ils et ensemble, engageront des actions communes pour crier leur révolte et mettre un terme à cette mascarade dont ils seront les seuls à payer la facture  ?  Tandis que leurs leaders seront touchés, à peine à la marge.

Vous doutez encore ? Voilà un passage extrait de l'article intitulé ''Faut il payer la dette ?'' paru dans Le Monde Diplomatique de juillet 2011 qui devrait vous convaincre (définitivement) : ''la BCE (Banque Centrale Européenne) détient 66 milliards d'euros de titres souverains grecs (soit 20% de la dette publique du pays); le FMI (Fonds Monétaire International) et les gouvernements européens ont prêté jusqu'ici 33 milliards d'euros. Le même processus est enclenché avec l'Irlande et le Portugal. "Ce qui signifie qu'en cas de restructuration, ce sont les contribuables - plutôt que les investisseurs étrangers - qui ramasseront la note'' a résumé récemment le New York Times.''

A bon entendeur ou plutôt lecteur...

vendredi 17 juin 2011

FMI, pourquoi il faut un directeur issu des emergents

Cela démangeait depuis le début un pays émergent en pleine croissance de présenter contre la candidate ''européenne'', soit l'actuelle ministre des finances de la France, Christine Lagarde, un concurrent.

Chose faite avec l'Afrique du Sud qui va proposer vendredi la candidature de son ministre des Finances Trevor Manuel à la direction générale du Fonds monétaire international, rapporte le magazine Emerging.

Trevor Manuel est surnommé en Afrique du Sud  le ''magicien'' car il est considéré comme le principal artisan de la croissance et du développement économique sud africain.

C'est une bonne chose que l'Afrique du Sud se lance. La concurrence est toujours saine. Dans le respect des règles, bien entendu.

Il faut se réjouir de cette décision de l'Afrique du Sud. Même si, il faut être réaliste, ses chances de succès sont plus que minimes.

Néanmoins, elle a le mérite d'acter une nouvelle réalité économique mondiale que l'Europe se refuse à regarder droit dans les yeux.

De peur que le sol se dérobe sous ses pieds.

L'Europe, en soutenant d'un seul homme, la candidate française, fait valoir principalement, pour légitimer sa position, qu'en raison de l'omniprésence des débats sur les dettes souveraines européennes, un directeur issu de ses rangs est plus à même de garantir une résolution rapide et efficace.

Ce qui revient à dire donc que les pays émergents n'entendent rien ou si peu à nos problèmes budgétaires et financiers, qui, pourtant, contribuent sensiblement au ralentissement de la croissance mondiale. Donc affectent tout le monde.

L'Europe ne se départit toujours pas d'une certaine arrogance.

Au contraire, je pense qu'une personnalité issue d'un pays émergent apporterait sans aucun doute de l'air frais, un regard neuf sur nos problèmes d'européens totalement enkylosés dans des politiques inopérantes. Et qui sait des solutions innovantes pour nous sortir de cette impasse qui, plus le temps passe, plus elle compromet le retour à une économie saine adossée à une croissance forte et pérenne.

Mais c'est vrai, en matière économique, l'Europe n'a de leçons à recevoir de personne.

On voit clairement ou cela la mène ;-)

jeudi 17 mars 2011

Pourquoi j'ai honte d'être européen...

... en particulier et de la communauté internationale en général.

Le dictateur sanguinaire, psychopathe et meutrier Kadhafi est sur le point de remporter la guerre contre les insurgés. Les villes à l'est du pays, fief de la rebellion, cèdent les unes après les autres face à la contre offensive menée par les forces pro-kadhafi. Ces dernières regagnent le terrain perdu.

Conséquence, les populations fuient. De peur de la représsion qui devrait s'en suivre. La chronique d'un massacre à grande échelle annoncé. Car le dictateur a parlé de ''purge''.

Ou comment la révolution libyenne sonne le glas. En toute logique car la bravoure des insurgés ne peut rien face au nombre et aux moyens démentiels auquel le dictateur a eu recours, faut il préciser, contre son peuple. Les moyens, tous sans aucune exception, justifient la fin, celle de conserver le pouvoir à n'importe quel prix.

Voilà qui nous rappelle, non sans effroi, l'attitude d'un autre dictateur, heureusement défunt depuis, autrement dit Saddam Hussein qui n'hésitait pas à massacrer ses populations. Quitte à utiliser les armes chimiques comme la communauté internationale et l'Union Européenne devraient s'en souvenir. Mais l'amnésie les frappe.

A cette heure, bien sur, la révolution libyenne n'a pas encore échoué. Comment croire le contraire.

La faute ? A la  couardise, la  lâcheté de  l'Union Européenne et de la communauté internationale. A son irrésolution, à sa peur. Quelle pusillanimité ! Aucune décision commune, ferme n'a été prise. Aucune mesure décisive mise en oeuvre. Comme la plus évidente, celle d'apporter une aide militaire aux rebelles.

Nous avons donc, nous, parait-il, qui nous revendiquons de l'universalité des droits de l'homme, de la liberté, de la dignité des peuples, de la démocratie, de la pluralité, choisi d'abandonner ce peuple libyen à son propre et terrible sort. Ce peuple, qui, pourtant, lors de sa révolution, a porté haut ses valeurs et principes dont nous sommes, parait-il, les défenseurs  et viscéralement attachés.

Comment ce peuple va-t-il nous considérer après ce lâchage ? Faudrait-il s'étonner que le ressentiment le détourne tragiquement de notre modèle et qu'il se laisse séduire par d'autres sirènes... suivez mon regard.

Pourquoi cette faiblesse de la part de nos Nations ? Pourquoi cette impuissance à agir ?

Probablement parce que nos dirigeants politiques, à l'inconnu en cas de chute du dictateur Kadhafi, préfère encore une Libye, certes dictatoriale, mais stable. Bien meilleur pour nos frontières. Quelle erreur. Car justement, en accédant à la démocratie, aux libertés, il y a tout lieu de penser que le progrès social et le développement économique deviendraient enfin une réalité pour les libyens. Voilà les meilleures armes de disuassion massive contre une immigration de grande ampleur.

J'ai honte de l'Europe et de la Communauté internationale. Quand comprendront-elles qu'on a tout à perdre à courber l'échine face à une dictature ?

Décidément, nous avons la mémoire courte et d'un pathétisme sans nom de voir que les terribles erreurs du passé ne servent même pas de leçons pour nos contemporains...

Peuple libyen, révoltez vous, criez, insurgez vous mais s'il vous plait en silence... l'Union Européenne et la Communauté internationale détestant être sorties de leur sieste de façon intempestive, de surcroît, par des peuples qu'elles jugent pas à la hauteur...

vendredi 25 février 2011

Pourquoi les US s'en remettent au protestionnisme

Dans l'affaire du méga-contrat des ravitailleurs de l'US Air Force, le Pentagone vient de rendre sa décision après plus de dix ans de tergiversation : c'est donc Boeing l'avionneur américain qui obtient ce marché historique de plus de 35 milliards de dollar. Il était en concurrence direct avec EADS, la firme européenne.

Les plus naïfs auront une lecture à froid, objective, reconnaissant probablement que c'est le meilleur candidat qui l'a remporté. Le meilleur dossier d'un point de vue des coûts et de la performance des avions.

Les plus naïfs, car pour les réalistes, une deuxième lecture s'impose dans cette décision. D'une part, il semble que ce programme sera extrêmement difficile à rentabiliser. D'autre part, l'objectif non dit, tacite, vise à  éviter la casse sur le plan social pour Boeing. Casse mal venue en ces temps socio-économiques difficiles aux Etats-Unis.

Il est important de rappeler que, même si la croissance est au rendez-vous, déjà plus de 2%, elle reste insuffisante pour relancer la Job machine qui a fait tant de merveilles par le passé outre-atlantique.

Donc un mot nous brûle les lèvres et qui est à l'origine de cette décision favorable au constructeur américain même si, par diplomatie, tout le monde s'en défend : protectionnisme.

Visiblement, ce n'est pas la main invisible du marché qui a joué en l'occurrence, mais bien celle du protectionnisme, disons inconscient pour ne fâcher personne (?), ou déguisé qui a certainement guidé le choix des pouvoirs publics américains.

La ou l'Europe s'embarrasse avec des principes et valeurs, ses partenaires et rivaux économiques démontrent une fois de plus que nécessité fait loi. Avant tout. La real politik contre l'angélisme européen...

Que l'Europe en tire les enseignements qui s'imposent...

mardi 15 février 2011

Votre mobile finance la guerre au Congo

Voilà un reportage vérité, choc. Hélas, qui n'a aucune chance de diffusion à une heure de grande écoute. Pourtant il remet froidement les pendules à l'heure au sujet de l'industrie du téléphone portable.

A voir impérativement. Si ce reportage pouvait faire évoluer les consciences... certainement utopique mais ne disait on pas, dans un tout autre domaine, il y a encore peu, la même chose à propos des tunisiens et des egyptiens dans leur volonté de changer de régime ?

Si ce reportage pouvait radicalement changer votre regard sur les portables, et modifier nos comportements d'êtres... pour devenir véritablement humains avant d'être des individus économiques et matérialistes...

Dernière chose et appréciable dans ce reportage : il se retient de nous culpabiliser en tant que consommateur épris de modernité. Il appelle à la réflexion. Propose même une solution pour changer la donne. En attendant de susciter une mobilisation qui obligerait les constructeurs à revoir leur copie. Internet le peut, paraît-il, pourquoi s'en priver ?

lundi 6 décembre 2010

Choix de la Fifa : pourquoi l'Occident n'a rien compris

Avec la désignation de la Russie comme pays hôte de la coupe du monde de football de 2018, on peut comprendre que la pilule soit plus qu'amère pour la Grande Bretagne, favorite.

Le dossier des anglais frôlait la perfection, ne souffrait d'aucune ambiguïté quant à sa qualité, que ce soit en termes d'infrastructure, de transport, de sécurité, ou encore dans la maîtrise de l'organisaton.

Bref, sur le papier, le pays berceau du football, présentait la plus belle équipe et, au regard de la logique pure, devait l'emporter haut la main face à ses adversaires. Mais voilà, sur le papier. Or, il y a aussi la réalité (du terrain). Et dans le sport, on sait que le surprises ne sont pas rares. Au dépend, cette fois, de nos voisins d'outre manche.

On comprend un peu moins la bile déversée outrageusement et la rancoeur exprimée avec véhémence par une partie de la presse et des médias au lendemain de la défaite. Des écrits et des propos à mettre sur le dos de la déception. Toutefois, il y a des limites à ne pas dépasser. Car l'injure ressentie ne peut effacer la blessure doloureusement vécu par le perdant. Au contraire, elle avive la plaie.

Et, puis nous avions la bizarre impression de revivre l'histoire de l'arroseur arrosé. En effet, ce que la presse anglaise décrit comme la cause de leur perte, une soi disante corruption à l'oeuvre au sein de la Fifa, est probablement la même à l'origine de leur succès dans l'obtention des Jeux Olympiques de 2012 au nez et à la barbe de Paris. Autrement dit, on crie au loup quand le système nous est défavorable et on lui fait fête quand il sert nos intérêts.

A ce sujet, parler de corruption est aller bien vite en besogne. Un ''short cut'' émotionnel et populaire assuré de faire mouche auprès d'une population en colère prête à être confortée dans ses préjugés. Comme il en a été dans cette affaire par les médias anglais en parlant de la Russie d'un Etat vermoulu par la corruption.

Mais encore faut il s'entendre sur le mot corruption et la réalité qu'il recouvre. Au sens strict, il s'agit d'une personne qui vote pour le pays le plus généreux en pots de vin reçus à titre individuel. Mais qu'en est-il quant on parle de marchandages, de compromissions, de la parole donnée, globablement disons de pratiques abscones à l'oeuvre et inhérent, depuis la nuit des temps, à ce type d'opération. Comme il en va dans d'autres secteurs.

Quel pays peut se targuer de n'avoir jamais usé de ces procédés douteux ? Et qui mettent à mal notre croyance en un monde probe. On aimerait que tout soit ''clean''. Mais c'est un voeu pieu. Le monde est ainsi fait... La roue tourne. Il faut accepter le système, aussi, quand ses rouages, aussi critiquables (condamnables) soient-ils, contribuent à notre infortune.

Bien sûr, l'argent est maître et c'est lui qui a en partie dicté les choix de la Fifa. Mais pourquoi ces cris de vierges effarouchées ? Une nouveauté ? Please, comportons nous en adultes...

Mais, au-delà de tout cela, il y a plus grave. Et là on ne comprend plus du tout. La réaction excessive des Etats-Unis en est une preuve également. C'est que le monde occidental, et, en particulier, l'Europe de l'Ouest, n'a rien compris au sens de ces choix. Et très lourd de conséquences pour notre continent ou le football est le sport roi.

Il faut en prendre la mesure et vite. Car cela veut dire, avec le Quatar comme pays organisateur en 2022, que la coupe du monde de football ne se sera déroulée qu'une fois, en 2006 en Allemagne, en vingt cinq ans sur le vieux continent ! Et dans le meilleur des scénarios. Car il y a tout lieu de penser que la Chine devrait rafler la mise en 2026. Et ensuite ? Pourquoi pas le Mexique ? Ou encore l'Inde ? Ou, plus proche la Turquie ?

La principale leçon à en tirer ? Et elle n'est guère flatteuse pour nos pays : la marginalisation de l'Europe, qui d'un point de vue économique est largement et incontestablement en marche, voilà qu'elle déteint sur d'autres secteurs, comme le sport. Jusqu'ici sanctuarisé le football est désormais affecté par cette mondialisation croissante.

Ainsi comme l'écrit Pascal Boniface, directeur de l'IRIS, dans son analyse du 03 décembre :  "Une fois encore, après le choix de la Chine pour les JO, du Brésil pour les JO et la Coupe du monde, le choix des pays hôtes des compétitions sportives mondialisées symbolise la multi-polarisation du monde".

Au lieu de se comporter comme des chiens enragés, les pays du monde occidental, devraient, avant tout, se porter en Etats responsables et engager au plus vite une réflexion en commun sur cette tendance de fond. Qui plus est appelée à se renforcer dans les vingt ans à venir. Sous peine, en l'absence de toute action à la hauteur de ces enjeux, d'être définitivement rayé de la carte des grands événements sportifs internationaux.

25 ans sans coupe du monde, c'est long, très long... surtout pour des économies à bout de souffle... sans parler d'opinions publiques avec le moral au plus bas...

lundi 29 novembre 2010

Pourquoi la Commission Européenne se fache ?

La nervosité peut se se manifester de plusieurs façons : la panique pour les marchés, l'irrésolution ou les passes d'armes verbales (et cela va sans dire stériles dans la plupart du temps) entre chefs d'Etat et de gouvernements...

Ou encore un excès d'autorité dont un ton (soudainement) comminatoire peut en être une trahison. Telle serait le cas de la Commission Européenne qui semble à son tour perdre ses nerfs face à une situation financière et économique au sein de l'UE de plus en plus dantesque.

Car il est rare que la Commission  rappelle à l'ordre de façon aussi nette et ferme les Etats, et non des moindres, à l'instar de la France, concernant leurs choix économiques et, en particulier, budgétaires.

Pourtant, c'est ce qu'elle vient de faire lors de la publication de ses dernières prévisions économiques.

En effet, la France, le Portugal et l'Espagne sont directement et très clairement dans la ligne de mire des commissaires.

Elle s'est montrée lundi plus pessimiste que certains gouvernements, à commencer par le Portugal, l'Espagne et la France, sur leurs capacités à réduire leurs déficits publics l'an prochain.

Dans ses dernières prévisions économiques, Bruxelles estime que le déficit public du Portugal sera ramené à 4,9% du PIB l'an prochain, après 7,3% cette année. C'est mieux que sa prévision du printemps (7,9% pour 2011), mais plus élevé que les 4,6% de déficit prévu dans le projet de budget du gouvernement portugais.

Même constat pour l'Espagne: Bruxelles estime que le déficit tombera à 6,4% du PIB l'an prochain après 9,3% cette année, contre une prévision précédente pour 2011 de 8,8%. Mais le gouvernement socialiste espagnol espère redescendre à 6%.

La France n'est pas en reste : Bruxelles estime que la deuxième économie de la zone euro devrait ramener l'an prochain son déficit à 6,3% du PIB contre 7,7% cette année, quand le premier ministre François Fillon s'était engagé la semaine dernière à redescendre à 6% dès 2011.
 
Comment expliquer cette sévérité ? Tout simplement chat échaudé craint l'eau froide.

Autrement dit, la Commission Européenne a probablement encore en mémoire le feu de critiques dont elle a été la victime quand elle a reconnu à mots couverts qu'elle n'était pas surprise quand la les autorités grecque ont avoué truquer  les chiffres sur leurs comptes publics depuis plusieurs années.

On peut pardonner à la Commission Européenne de fermer les yeux une fois, pour moultes considérations.

Mais une seconde fois, ce laxisme porterait définitivement un coup sérieux à sa crédibilité. Et surtout les conséquences cette fois, seraient ô combien plus dévastatrices pour la zone Euro et l'Union Européenne dans son ensemble.

vendredi 26 novembre 2010

Europe : vol au dessus d'un nid de ''fous''

Ou comment le sol se dérobe sous les pieds de nos responsables politiques et acteurs économiques, à l'instar des banques. Depuis plusieurs jours, c'est à une vraie débandade que nous assistons. En référence à ce phénomène naturel quand la glace fond au pôle nord et qu'elle se disperse dans les océans.

La volonté de nos politiques de reprendre la main, de nous faire croire qu'ils contrôlent un tant soit peu la situation ressemble à ce chaos qui saisit le monde polaire au printemps. Leur détermination semble bûter tragiquement contre le mur d'une réalité ou triomphe la raison froide et au coeur de pierre.

Autrement dit, celle de la mathématique et de la logique économique.

Tel est le tableau de la Méduse, non sans excès, de notre scène politique européenne face à la déroute financière de l'Irlande, après celle de la Grèce. Avant celles probables du Portugal et de l'Espagne, même si les situations sont totalement différentes. Mais la raison s'est fissurée, le sang froid volatilisé.

D'où cette panique qui gagne les principaux protagonistes et les marchés. Un vent glacial nous saisit. Car jusqu'ou la dégradation peut-elle aller ? Qui sera la prochaine victime de ce blizzard qui souffle sur les capitales européennes et met sur le flancs les pays, au demeurant très fragilisés au plan économique, sans espoir de pouvoir se relever avant une dizaine d'années ?  Un constat terrible. Mais pourquoi se mentir. C'est cet avenir entre gris clair et gris foncé qui nous attend, tous les économistes s'accordent à le dire. Seuls les politiques font dans l'illusion, jouent au poker menteur, pleinement dans leur rôle, de plus en plus pathétique.

Nos économies comme le roi sont nues. Leur vulnérabilité éclate au grand jour. La tricherie devient désormais impossible.  Après tant d'années de grand bluff. Sans que les opinions s'en émeuvent outre mesure d'ailleurs.

Or nous savions tous que nous jouions avec le feu, que c'était un pure numéro d'équilibriste très précaire au-dessus du vide, sans filet. Inutile d'être grand clerc ou sortir de l'ENA au regard d'un tableau économique très poussif (une constante depuis vingt ans pour certains indicateurs) notre croissance atone, un chômage fort, des investissements en berne, une consommation qui commence à chanceler, des déficits publics aux sommes colossales... pour prévoir le scénario du pire d'aujourd'hui.

Pour l'Europe, et les Etats-Unis mais semble-t-il dans une moindre mesure (croissance de 2,5% selon les dernières statistiques contre à peine 1,5% chez nous), pour être précis les peuples d'Europe, l'addition sociale est extrêmement lourde. Nous payons à la fois ainsi le laxisme (pour ne pas dire la lâcheté) de nos décideurs politiques, l'absence de leadership, la défaillance des élites (qui ne veulent pas voir), l'incompétence de certains, l'incohérence d'une construction à marche forcée d'un monstre administratif européen et non d'une véritable force politico-économique...

Face à la mobilisation sans pareil en Irlande, aux protestations en Angleterre, à la contestation au Portugal et à la Grèce, voilà que de financière puis d'économique, la crise devient réellement sociale. La ligne rouge est donc en train d'être franchie. Et nourrit les plus vives inquiétudes.

En effet, il y a rien de pire que des peuples en colère, excédés. Avec, dans ce cas, et tout naturellement, comme  prochaine étape, une crise politique majeure. Avec le pire des dénouements : un vote contestaire très important qui s'exprimerait massivement dans les urnes en faveur de partis populistes. Ces derniers sont en constante progression. Une perspective que beaucoup rejette. Probablement par lâcheté. Ou, à tort, convaincus que l'Histoire ne se répète pas. Sauf qu'aux même causes, mêmes effets (mêmes sanctions).

Comme l'écrivent dans une tribune commune, l'économiste Michel Aglietta, et l'ancien premier ministre Lionel Jospin, dans Le Monde en date du 23 novembre 2010 : "En 2012 et 2013, la croissance européenne risque fort d'être très basse. Les déficits ne diminueraient pas, les dettes publiques grimperaient et le chômage monterait encore. Les tensions sociales s'aggraveraient et les mouvements nationalistes et populistes, déjà en hausse en Europe, pourraient bien s'en trouver renforcés.''

L'Europe, sans conteste, en ce moment, vole au-dessus d'un nid de ''fous''... Or la folie peut être soit créatrice, soit déstructrice, à nous de choisir...

> A lire ''la faillite des Etats'', dossier Le Figaro

jeudi 16 octobre 2008

Les voix s'élèvent enfin

Je veux parler des voix libérales, complètement aphones depuis de longues semaines au lendemain de la déroute financière puis bancaire et bientôt économique.

A l'instar de cet édito d'une précision redoutable et qui met remarquablement le points sur les ''i'' de Yves de Kerdrel.

Les voix ''socialistes'' en ont profité pour crier à hue et à dia la fin du libéralisme et même du capitalisme ! Comme on dit certainement le pire des systèmes à l'exception de tous les autres...

Une véritable hystérie antilibérale qui nous fait un faux procès.

il était grand temps que les libéraux se réveillent et les défenseurs du capitalisme se mobilisent et retrouvent leurs voix pour étouffer le tombereau d'imbécillités débitées à très haut débit sur toutes les antennes !


L'occasion était trop belle pour les ''socialistes'' et les ''interventionnistes'' de la première heure pour annoner la fin du capitalisme.

Il est à regretter que le président, au début, leur ait tendu la perche.


Depuis, la raison est revenue. Le président a rappelé que ce n'était pas le capitalisme qui était en cause. Tout comme le premier ministre. Cette correction devenait urgente. Et nécessaire pour éclairer les ''anti'' aveuglés par leur dogmatisme et leur idéologisme ! Cette orthodoxie même qu'ils condamnent chez les libéraux !!

mardi 17 juin 2008

Europe, ou allons nous ?

L'Europe déraille à nouveau avec le non des Irlandais au Traité de Lisbonne. Preuve supplémentaire qu'il y a bien un divorce entre les dirigeants et les eurocrates, d'un côté et les peuples d'un autre côté. Ou plus exactement un désamour dont les raisons sont multiples : l'élargissement, l'illisibilité du projet européen, la complexité de son fonctionnement institutionnel mais aussi ses échecs en matière économiques, et de coordination des politiques...

Ce non est une excellente nouvelle. D'un point de vue du respect de la valonté de peuples. Comme je l'écrivais dans un article précédent. Pourtant, je suis un européen convaincu de la première heure. Les dirigeants doivent impérativement se remettre en cause, notamment, sur la façon de faire l'Europe aujourd'hui. Ils ne peuvent plus continuer à ignorer ces messages d'alerte successifs de la part des peuples d'Europe. Il ya un réel malaise. Pretexter des motifs internes qui viennent parasiter une campagne européenne, c'est à la longue méprisant pour les peuples que ces dirigeants et technocrates représentent. Il y a du vrai, bien sûr. Mais, un peuple s'est exprimé. C'est le plus important. La souverainté du peuple n'est-elle pas un trait fondamental en démocratie ? Pour ne pas dire la source même de sa légitimité ?

Pire, ces commentaires qui trahissent un complexe de supériorité de la part des grandes puissances. Commentaires qui font allusion, à mots couverts, à la taille modeste de l'Irlande. Or, faut-il rappeler que la première d'entre elle à avoir fait capoter le Traité est une grande puissance de surcroît membre fondateur de l'Union Européenne ! Donc en la matière on attend de la modestie et de la discrétion. Quel irrespect !

Dernier point très critiquable, c'est l'obstination des dirigeants, coûte que coûte, de parvenir à la ratification de ce traité. La fin justifie les moyens. Bref, ils n'écoutent qu'eux-mêmes, persuadés d'être dans le vrai. Ils s'enferment dans leur tour d'ivoire. Exit toute réfléxion de fond sur de nouvelles options & orientations possibles. Comme si il y avait une seule façon de batîr et consolider l'Europe. Droit dans le mur ! Telle pourrait être leur devise !

L'Europe ne peut se faire sans le soutien plein et entier de ses peuples. De les remettre au centre de ce projet unique à ce jour. Dans l'histoire des Nations et des peuples.

vendredi 6 juin 2008

Vive le Non !

L'Irlande est le seul Etat membre de l'Union Européenne à avoir opté pour la ratification par voie référendaire du traité de Lisbonne. Ce traité dit ''simplifié''. Le non en Irlande serait désormais en tête. Tant mieux ! Ce seul non ferait capoter entièrement le projet ! Car il doit être ratifié à l'unanimité.

Une énorme claque pour nos dirigeants et les eurocrates qui se croient au-dessus des opinions publiques nationales. Ou, en l'occurence, jouent contre elles.

Je suis ravi et j'espère que le non l'emporte car dans cette affaire les chefs d'Etat, et en particulier le premier d'entre eux, Nicolas Sarkozy, nous ont fait un bébé dans le dos. Foulé au pied l'expression de la souveraineté des peuples en nous présentant un texte identique mais cette fois, en décidant, de passer par la voie parlementaire. Doublement lâche.

Voilà pourquoi avec ce nom, dirigeants et eurocrates seraient rattrapper par la réalité. Une réalité populaire généralement différente des voeux et volontés exprimés en haut lieu.

Il faudrait que les élites apprennent à se rapprocher du peuple, à tendre plus les oreilles et en prendre en compte plus sérieusement leurs aspirations.

Quand les élites comprendront-elles que les peuples ne sont pas anti-européens. C'est même le contraire. Mais ils veulent juste plus d'attention et que cette construction se fasse avec eux. Et non pas, au mieux, sans eux. Au pire, contre eux.

Nos dirigeants sauront-ils capables, enfin, de prendre la mesure du décalage en cas d'échec en Irlande ?

vendredi 9 mai 2008

Irréversible ?

Inquiétantes ces scènes de guérillas urbaines dans Beyrouth. Une ville, et même un pays, dont la situation n'a cessé, graduellement, de se dégrader, détériorer depuis de longs mois. Dans l'impasse d'un nouveau président. Donc faute d'une situation politique stable et durable.

A croire que le Liban, glisse, de façon irréversible, vers une nouvelle guerre civile. Nous n'en sommes plus très loin. Voilà qui nous rend immensement tristes et en colère. Tristes car ce pays est probablement la meilleure promesse de paix, de développement économique et de progrès social (tout relatif) dans cette partie du monde toujours en équilibre précaire et au bord d'une conflit.

En colère aussi car les Occidentaux ont échoué dans leur tentative de parvenir à remettre sur les rails instutionnellement parlant le Liban. Ont-ils échoué par manque d'efforts ? Non. Mais par courage, peut-être. En tous cas, aujourd'hui nous avons sous les yeux le résultat dramatique du formidable travail de sape réalisé avec obstination, une froide détermination et une redoutable méthode appliquée par les extrémistes, que ce soit le Hamas ou encore le Hezbollah. Sans parler en sous-main de l'influence de l'Iran et la Syrie, pour des raisons différentes.

Quel leader occidental osera ce langage de vérité ? Pourtant c'est une des clés pour que la diplomatie ait encore une chance de réussir. Donc que le Liban ne sombre définitivement, et une nouvelle fois, dans une atroce guerre civile.

>> A lire pour mieux comprendre une donne, souvent complexe, cet article intitulé justement "LIBAN • Vers une nouvelle guerre civile ? ". Source Courrier International

vendredi 2 mai 2008

Fantastique

la demi finale en Ligue des Champions entre Liverpool et Chelsea. Un match qui a tenu toutes promesses. Et même au-delà. Comme d'habitude quand deux équipes anglaises se rencontrent. Du football, du vrai avec un grand ''F''. Du pure bonheur ! Quelle intensité dans le jeu, dans l'engagement et dans la rage de vaincre.

En prime, avec Liverpool, ses adversaires savent toujours quand ils commencent un match, mais jamais quand ils le finiront. Preuve a été faite encore par les Reds mercredi soir qui n'ont rien lâché.

Sans conteste, la championnat d'Angleterre est le plus prestigieux et le plus spectaculaire d'Europe. A voir un tel niveau de jeu, pas étonnant de retrouver une finale 100% british.

A côté, que notre ligue 1 paraît terne. Et l'O.L en deçà. Soyons réaliste. Il faudrait du grand, du magistral O.L ou O.M pour parvenir à enlever le trophée européen le plus couru.

Toutefois, ces performances des clubs anglais ne doivent pas occulter dans le même temps le niveau moyen de l'équipe nationale, d'ailleurs absente des prochains Championnats d'Europe qui se dérouleront cette année en Autriche et Suisse.

Un paradoxe qui tient au fait que le championnat anglais agit comme un véritable trou noir sur le marché des joueurs : il aspire les meilleurs étrangers. Les miettes aux autres. Une des raisons, on la connaît : des salaires de rois et des conditions fiscales sans rivale. La France devrait sérieusement se pencher sur ce sujet si elle veut un jour donner les moyens de ses ambitions aux clubs nationaux. Car entre les clubs, outre-manche, et de l'hexagone, il y a bien une division d'écart.

Vivement la finale, on devrait se régaler !

vendredi 8 février 2008

Inquiétudes

Voila ce qu'inspire cette triple actualité :

La volonté du gouvernement islamiste à Ankara en Turquie de légaliser le port du voile dans les universités. Le fondateur de la Turquie laïque doit s'en retourner dans sa tombe. De mauvais augure. Et stupide de la part de ses initiateurs. Au lieu de rassurer les opinions occidentales, déjà fort défiantes à l'encontre des régimes islamistes, voilà que cette décision va renforcer, pour ne pas conforter, l'inquiétude des occidentaux. En agissant ainsi les islamistes se tirent une balle dans le pied. Quand finiront-ils par comprendre que par de tels agissements ils desservent leur cause ???? A ceux, enfin, qui militent pour l'intégration de la Turquie à marche forcée dans l'Union Européenne, devrait à la lueur de cette nouvelle donne y réfléchir à deux fois. En continuant ainsi, la Turquie s'éloigne des valeurs et principes fondateurs de l'Union Européenne et communs à ses Etats-membres.

En France, alors que François Fillon affirmait que les français sont capables de supporter la vérité, il semble que lui-même et le président ne soient pas en mesure d'assumer le courage qui en découle ! Preuve en est leur attitude face aux taxis. Il suffit que ces derniers se mobilisent une journée et le gouvernement leur donne raison. Le corporatisme, cette bête noire qui joue contre le modernisme de la France, a encore de beau jour devant lui. Pas de David en vue pour contraindre ce Goliath à plier et surtout à se mettre au diapason d'une France aux abois et dans la nécessité la plus absolue d'engager les réformes structurelles ! C'est la France du ''pas touche à moi'' qui triomphe. OK pour des réformes. A condition qu'elle ne s'applique pas à ma profession !

Enfin, l'adoption scandaleuse par le parlement réuni en Congrès du traité de Lisbonne copie conforme, à quelques virgules près, du traité constitutionnel présenté deux ans plus tôt aux Français. Une méthode anti-démocratique. Le président nous fait un bébé dans le dos. Ce qui est le plus grave dans l'affaire : en agissant ainsi à la hussarde, c'est l'Europe la première victime. Déjà abstraite et éloignée pour beaucoup de français, voilà qui va accroître la distance et, probablement, la méfiance. Bref, une fois de plus, des responsables politiques aveuglés car dans leur tour d'ivoire, tour qui n'est pas prête de se fendre...

vendredi 14 décembre 2007

Un bébé dans le dos

C'est ce que nous fait le président actuellement au sujet du nouveau traité européen. Car ce traité ressemble à s'y méprendre, à quelques virgules près, à la constitution européenne retoquée par le peuple français en 2005.

Au fait c'est loin d'être un traité simplifié comme le vendent les journalistes. 300 pages, vous appelez cela simplifié vous ?

Par ailleurs, passer au-dessus du peuple comme dénoncent certains politique n'est pas la question selon moi. En effet, il y a de grandes chances que les français se prononcent à nouveau par la négative. De plus, ces enjeux référendaires font vite l'objet d'un accaparement ou détournement politique malsain pour le débat. Donc il y a tout lieu de croire qu'en cas de référendum, les français se déchaînent.

Le problème est que l'on nous ressert la même soupe. Encore, si un vrai travail de fond avait eu lieu, tenant compte des critiques. Mais non ! Voilà ou le bât blesse !

Donc c'est un simulacre, une parodie qui n'est pas à l'honneur de l'Union Européenne. Et ce n'est pas ainsi que nos politiques parviendront à reconcilier les peuples avec l'Europe. La méfiance ne peut que perdurer. Dommage, une belle occasion de rater.

samedi 8 décembre 2007

Chargé...

ce week-end finalement en infos politiques :

Le sommet UE-Afrique. Indispensable au moment ou les pays d'Europe perdent du terrain économique. Un vide rapidement comblé par la Chine et aussi les Etats-Unis pour qui l'Afrique redevient stratégique dans un contexte de tension sur le marché des matières premières. L'Europe doit impérativement redessiner son futur avec l'Afrique et panser des plaies.

Les propos condamnables de Kadhafi au sommet de Lisbonne à la veille de l'ouverture du sommet UE-Afrique. Il a non seulement justifié le recours au terrorisme mais aussi réclamé «des compensations pour la période coloniale». Très en vogue parmi les leaders africains ! Ils oublient probablement les milliards déversés par nos Etats dans le cadre de projets de développements socio-économiques au cours des trente dernières années et qui ont fini, par le plus grand des hasards (bien sur), dans la poche de ces tyrans ! Donc autant de moins pour les populations toujours aussi nécessiteuses. Assez de nous faire porter l'entière responsabilité du non développement de l'Afrique et de la pauvreté de ses peuples. Ses dictateurs et dirigeants archi corrompus le sont tout autant ! Que la vérité soit dite ! Si un de nos leaders pouvait parler ainsi !

Politique toujours avec la présence du dictateur Mugabe au sommet de l'UE-Afrique. Sommet boycotté par le premier ministre britannique justement en protestation de la venue de Mugabe, dictateur qui a conduit à la banqueroute son pays et à la famine son peuple ! Au nom de sa lutte de libération, ses voisins le soutiennent, je pense en particulier à l'Afrique du Sud. Faut-il le recevoir ou non ? C'est toujours à double tranchant. Pour ma part, le recevoir, croire au dialogue, c'est complètement fumeux. Il faut au contraire le déclarer persona non grata. Le mettre au ban des Nations. Mais sur ce dossier d'une terrible urgence, car il y a catastrophe humanitaire, que fait l'ONU ?

Voila c'est tout et déja trop !

jeudi 6 décembre 2007

Verre à moitié plein....

... ou à moitié vide. Telles sont les deux lectures du rapport sur les perspectives économiques de l'OCDE de ses membres.

Croissance mondiale : L'OCDE, pour 2008, ne table plus que sur une croissance de 2,3%, contre 2,7% précédemment. C'est le verre à moitié vide. A moitié plein : au vu du contexte économique tendu (envolée du prix des matières premières, flambée du cours du pétrole, un euro fort) cette performance n'est pas moindre !

Economie française : D'un côté, le PIB devrait progresser de 1,9% en 2007, contre 2,2% en 2006, et rester "en-deçà" de 2% en 2008, soit moins que les objectifs du gouvernement, selon l'OCDE. De l'autre, l'OCDE prévoit de "nouvelles légères baisses du taux de chômage" l'an prochain." Selon ses prévisions, le taux de chômage devrait être de 8% de la population active en 2007, puis baisser à 7,5% en 2008 et s'établir à 7,4% en 2009.

Finances publiques : L'OCDE estime que la France ne sera pas en mesure de poursuivre l'amélioration de son déficit budgétaire, "qui va sans doute demeurer aux alentours de 2,6% du PIB au cours des deux prochaines années", tandis que la dette publique s'alourdirait pour atteindre 67% du PIB d'ici fin 2009.
Euh, en revanche, en ce domaine, c'est toujours le verre complètement vide !

mercredi 5 décembre 2007

Incroyable...

...Mais vrai. En Espagne, Zapatero, le chef du gouvernement espagnol, et leader du Parti Socialiste, vient de proposer la suppression de l'impôt sur le patrimoine, l'équivalent de notre impôt sur la fortune ! Au nom, tenez vous bien, surtout lecteur de gauche, de l’égalité fiscale !

Imaginez François Hollande tenir de tels propos et notre PS avancer cette proposition. Inimaginable, n'est ce pas ?

Bien sur, dans les rangs du PS espagnol, cette proposition fait grincer énormément de dents. On le comprends.

On en demande pas tant aux ''éléphants''. Tout de même, voilà qui met parfois en lumière l'archaïsme de notre PS et son retard idéologique, plus exactement pragmatique, par rapport à ses confrères en Europe. Et la révolution tant annoncée, mais tant de fois reportée de notre PS ne semble pas encore à l'ordre du jour...

Source Le Figaro