MARRE, il y en a marre qu'on nous prenne ainsi pour des c... La syntaxe, pour une fois, passe au second plan. Je m'en excuse. Mais aujourd'hui c'est vrai un coup de sang face au mensonge délibérément affiché et répété par nos dirigeants européens concernant la Grèce.
La Grèce est et sera dans l'incapacité de rembourser sa dette publique colossale et qui atteint des montants à faire froid dans le dos.
Pour tout vous dire, je ne comprends même plus cet entêtement des dirigeants européens à vouloir nous faire croire à une sortie réaliste, viable et honorable de la Grèce. Bien sûr, hors de question d'humilier la Grèce, déjà les deux genoux à terre.
Mais on se rend compte que cet acharnement non seulement est contre productif mais détériore gravement l'état du malade. Et, pire, son mal est contagieux puisqu'il affecte jusqu'ici le Portugal, l'Espagne, certes, dans une moindre mesure. Sans parler dernièrement de l'Italie désormais dans l'oeil du cyclone des agences de notations.
Le mensonge n'a plus son effet apaisant sur les marchés. La duperie ne fonctionne plus. Bien au contraire, ces derniers sont désormais pris de panique. Assimilant toute parole des dirigeants à la dissimulation d'une vérité encore plus sombre. La panique est là et probablement installée pour un moment. Car à moyen terme, aucun signal fort et rassurant nous parvient des dirigeants européens.
Normal, ils sont à court d'idées face à une réalité qui ne prête plus à discuter. La Grèce ne remboursera jamais ces prêts. A moins d'une croissance par an de plus de 5% ! Quand on sait que le meilleur des élèves européens, l'Allemagne, atteint péniblement les 3%, c'est donc totalement illusoire !
Au bout du compte, tout le monde y perd la face. Surtout que les dirigeants ont conscience, désormais, quelque soit la décision prise, la solution adoptée, le sol se dérobera sous leurs pieds. Et l'Europe va en prendre un terrible coup sur la tête, en sortira terriblement groggy. Sa crédibilité est enjeu. Qui sait sa survie, en tous cas, dans sa forme institutionnelle et son mode de fonctionnement.
En effet, soit, on reconnaît que la Grèce est dans l'incapacité d'honorer ses engagements financiers et on imagine l'onde de choc sur les marchés, vis à vis des investisseurs et l'image dramatique envoyée au monde. Soit, on accepte sa sortie de l'Euro. Mais les conséquences seront tout aussi calamiteuses.
Voilà dans quelle impasse se trouve l'Europe aujourd'hui. A cause du laxisme, de l'aveuglement, de la coupable complicité envers des gouvernements grecs qui trichaient depuis des années sur leurs comptes publics alors que nos dirigeants fermaient complaisamment les yeux. Le prix est lourd, trop lourd. Surtout pour nos peuples qui n'y seront pour rien.
Alors, oui, il y en a marre, marre et marre d'être pris pour des C...
Quand les européens se réveilleront ils et ensemble, engageront des actions communes pour crier leur révolte et mettre un terme à cette mascarade dont ils seront les seuls à payer la facture ? Tandis que leurs leaders seront touchés, à peine à la marge.
Vous doutez encore ? Voilà un passage extrait de l'article intitulé ''Faut il payer la dette ?'' paru dans Le Monde Diplomatique de juillet 2011 qui devrait vous convaincre (définitivement) : ''la BCE (Banque Centrale Européenne) détient 66 milliards d'euros de titres souverains grecs (soit 20% de la dette publique du pays); le FMI (Fonds Monétaire International) et les gouvernements européens ont prêté jusqu'ici 33 milliards d'euros. Le même processus est enclenché avec l'Irlande et le Portugal. "Ce qui signifie qu'en cas de restructuration, ce sont les contribuables - plutôt que les investisseurs étrangers - qui ramasseront la note'' a résumé récemment le New York Times.''
A bon entendeur ou plutôt lecteur...
mercredi 13 juillet 2011
vendredi 17 juin 2011
FMI, pourquoi il faut un directeur issu des emergents
Cela démangeait depuis le début un pays émergent en pleine croissance de présenter contre la candidate ''européenne'', soit l'actuelle ministre des finances de la France, Christine Lagarde, un concurrent.
Chose faite avec l'Afrique du Sud qui va proposer vendredi la candidature de son ministre des Finances Trevor Manuel à la direction générale du Fonds monétaire international, rapporte le magazine Emerging.
Trevor Manuel est surnommé en Afrique du Sud le ''magicien'' car il est considéré comme le principal artisan de la croissance et du développement économique sud africain.
C'est une bonne chose que l'Afrique du Sud se lance. La concurrence est toujours saine. Dans le respect des règles, bien entendu.
Il faut se réjouir de cette décision de l'Afrique du Sud. Même si, il faut être réaliste, ses chances de succès sont plus que minimes.
Néanmoins, elle a le mérite d'acter une nouvelle réalité économique mondiale que l'Europe se refuse à regarder droit dans les yeux.
De peur que le sol se dérobe sous ses pieds.
L'Europe, en soutenant d'un seul homme, la candidate française, fait valoir principalement, pour légitimer sa position, qu'en raison de l'omniprésence des débats sur les dettes souveraines européennes, un directeur issu de ses rangs est plus à même de garantir une résolution rapide et efficace.
Ce qui revient à dire donc que les pays émergents n'entendent rien ou si peu à nos problèmes budgétaires et financiers, qui, pourtant, contribuent sensiblement au ralentissement de la croissance mondiale. Donc affectent tout le monde.
L'Europe ne se départit toujours pas d'une certaine arrogance.
Au contraire, je pense qu'une personnalité issue d'un pays émergent apporterait sans aucun doute de l'air frais, un regard neuf sur nos problèmes d'européens totalement enkylosés dans des politiques inopérantes. Et qui sait des solutions innovantes pour nous sortir de cette impasse qui, plus le temps passe, plus elle compromet le retour à une économie saine adossée à une croissance forte et pérenne.
Mais c'est vrai, en matière économique, l'Europe n'a de leçons à recevoir de personne.
On voit clairement ou cela la mène ;-)
Chose faite avec l'Afrique du Sud qui va proposer vendredi la candidature de son ministre des Finances Trevor Manuel à la direction générale du Fonds monétaire international, rapporte le magazine Emerging.
Trevor Manuel est surnommé en Afrique du Sud le ''magicien'' car il est considéré comme le principal artisan de la croissance et du développement économique sud africain.
C'est une bonne chose que l'Afrique du Sud se lance. La concurrence est toujours saine. Dans le respect des règles, bien entendu.
Il faut se réjouir de cette décision de l'Afrique du Sud. Même si, il faut être réaliste, ses chances de succès sont plus que minimes.
Néanmoins, elle a le mérite d'acter une nouvelle réalité économique mondiale que l'Europe se refuse à regarder droit dans les yeux.
De peur que le sol se dérobe sous ses pieds.
L'Europe, en soutenant d'un seul homme, la candidate française, fait valoir principalement, pour légitimer sa position, qu'en raison de l'omniprésence des débats sur les dettes souveraines européennes, un directeur issu de ses rangs est plus à même de garantir une résolution rapide et efficace.
Ce qui revient à dire donc que les pays émergents n'entendent rien ou si peu à nos problèmes budgétaires et financiers, qui, pourtant, contribuent sensiblement au ralentissement de la croissance mondiale. Donc affectent tout le monde.
L'Europe ne se départit toujours pas d'une certaine arrogance.
Au contraire, je pense qu'une personnalité issue d'un pays émergent apporterait sans aucun doute de l'air frais, un regard neuf sur nos problèmes d'européens totalement enkylosés dans des politiques inopérantes. Et qui sait des solutions innovantes pour nous sortir de cette impasse qui, plus le temps passe, plus elle compromet le retour à une économie saine adossée à une croissance forte et pérenne.
Mais c'est vrai, en matière économique, l'Europe n'a de leçons à recevoir de personne.
On voit clairement ou cela la mène ;-)
jeudi 16 juin 2011
Pourquoi Jacques Chirac ne plaisante pas
Samedi dernier, Jacques Chirac a déclaré ''qu'il voterait pour François Hollande en 2012'' . La petite phrase de Jacques Chirac a naturellement eu l'effet escompté. Fait mouche. Et le tour du larnderneau médiatico-politique ou politico-médiatique, selon vos aises.
Le petit cailloux dans la chaussure, en particulier, de Nicolas Sarkozy, a bien été lancé. Est il fait pour que le candidat non déclaré mais probable à sa propre succession à l'Elysée parte avec un handicap de plus dans la course à la présidentielle, telle est la question !
L'entourage de Jacques Chirac, conscient du mauvais effet de cette ''sortie'' verbale, a convaincu son mentor de vite éteindre le feu qui couvait et d'apaiser un climat visiblement tendu en parlant de ''plaisanterie''. De surcroît ''corezienne''. Mon oeil. Car qui peut croire à cette version. A part les naïfs qui semblent particulièrement nombreux parmi les journalistes. Ou qui se plaisent à l'être.
Cette phrase, voulue ou échappée (sciemment ?), en dit long, très long sur la toute la carrière politique de Jacques Chirac. Elle vaut, à elle seule, toute une biographie ! Je vous économise 400 pages de lecture, imaginez le gagne temps !
En effet, il va de soi que Jacques Chirac n'a jamais été véritablement un homme de droite. De centre gauche, oui. Ses convictions et son action politique en sont les meilleures preuves.
Certes, Jacques Chirac, a eu une incartade, de deux ans, entre 1986 et 1988, en tant que chef d'un gouvernement qui a porté une politique plus libérale que d'habitude en France. Mais ce fut une parenthèse, lui même n'y croyant pas, n'étant pas un fervent adepte du libéralisme. A l'époque ce sont ses ministres d'obédience de droite qui ont, avant tout, poussé dans ce sens.
Jacques Chirac est avant tout un homme de gauche. Donc il est normal et logique que son vote aille au candidat du Parti Socialiste. Son geste est en accord avec ses idées, il ne se trahit pas ! Ne se renie pas. Enfin, après plus de quarante ans de parcours politique. D'autant qu'il n'est absolument pas en ordeur de sainteté avec Nicolas Sarkozy. Il n'aime pas l'homme, son comportement, ses idées et la façon dont il exerce les fonctions de Chef de l'Etat. En termes de projet de société, vision de la France, conception politique, ses deux hommes sont aux antipodes.
Fidèle à son rôle d'animal politique rusé, et dangereux quand il est atteint dans sa dignité, Jacques Chirac fera tout, cette fois, pour gêner Nicolas Sarkozy et surtout l'empêcher de renouveler son succès à la présidentielle.
Jacques Chirac sait ce qu'il fait. Rappelez vous Jacques Chaban Delmas et Valery Giscard d'Estaing.
Nicolas Sarkozy devrait prendre l'homme au sérieux d'autant qu'il bénéficie d'une popularité exceptionnelle et que je n'explique toujours pas au regard de son bilan politique nul au terme de ses deux mandats. L'immobilisme a été tout de même la marque de fabrique du président Chirac.
On peut comprendre également le malaise des leaders du Parti Socialiste car l'ancien président ne constitue pas franchement une référence pour tout candidat à la magistrature suprême !
Voilà pourquoi Jacques Chirac n'a pas plaisanté.
mercredi 8 juin 2011
Présidentielle 2012 : pourquoi tout est encore possible
L'affaire était entendue. Pliée. DSK serait élu président de la République. Largement au second tour. Selon les sondages et leurs dignes perroquets, les médias. Depuis DSK n'est plus dans la course. Une première dans l'histoire de notre cinquième République et de l'élection présidentielle. Même pas entré dans la compétition, le voilà déjà hors compétition !
Quant à Nicolas Sarkozy, 2012 devait être l'année de sa retraite politique. Totalement hors coup, il devait s'attendre à une véritable gifle électorale. Un revers sans précédent pour un président sortant. Au fond du gouffre, Sarkozy n'avait plus qu'à préparer ses cartons et se consacrer définitivement à sa nouvelle vie familiale, qu'il affectionne tant, selon encore les sondages et les médias. Et puis, voilà, effet des vases communicants ? Sarkozy voit, certes petitement, mais tout de même, sa côte de popularité remonter. Comment, en irait il autrement, diront les mauvaises langues, étant donné son taux extrêmement bas, certes. Mais faut il voir un signe encourageant, même si ce n'est qu'un frémissement ? Car l'essentiel semble fait : arrêter l'hémorragie.
Pour beaucoup c'est le fruit qu'il récolte de son nouveau comportement. Plus en phase avec sa fonction de président. Enfin, il se déciderait à revêtir les habits de Chef d'Etat. Un président qui prend de la hauteur, plus présent sur la scène internationale. Mais aussi, un président candidat à sa propre succession par un retour sur le terrain dans les régions françaises pour être à nouveau au plus prêt de cette ''France qui se lève tôt''. Des efforts sont faits. Pour corriger une image parfois désastreuse. Mais la version 2012 peut elle autant convaincre que celle de 2007 ? Les français lui pardonneront-ils ses fautes et errances ? Pour lui donner une seconde chance ? Tel est tout l'enjeu et l'équation à résoudre pour Nicolas Sarkozy. A lui de trouver la stratégie qui lui permette de regagner son capital de crédibilité érodé en cinq ans à peine.
Mais au fait Nicolas Sarkozy se représentera-t-il ? Tout porte à le croire. Mais deux éléments entretiennent, néanmoins, le doute. D'une part des sondages guère flatteurs encore à quelques mois de l'élection pourrait l'en dissuader. Question d'orgueil. D'autre part, sa conception de la politique. Contrairement à ses prédécesseurs, être président n'est pas une fin mais un moyen pour réaliser ses ambitions pour la France.
Passons maintenant au cas Jean Louis Borloo. Ce dernier a bien analysé d'abord qu'il pouvait faire fructifier son important capital de sympathie dont il bénéficie auprès de l'électorat. Mais comment et avec qui, telle est la double question (peine ?) qui lui reste à régler. Ensuite, il a vite compris que, la politique ayant horreur du vide, après le retrait de DSK, un boulevard se crée au centre droit et gauche. Un électorat très en attente. D'autant que son représentant en 2007 a échoué d'un cheveu, soit François Bayrou et que ce dernier semble avoir loupé le coche pour de bon. Un électorat à ce jour mal convoité. Enfin, Jean- Louis Borloo saisit parfaitement la faillibilité de la candidature de Sarkozy. En cas de sondages très défavorables quelques mois avant l'issue, Sarkozy pourrait très bien jeter l'éponge. Et dans ce cas, la droite se retrouverait confronter à un vite sidéral et brutal. Jean Louis Borloo, pour avoir longtemps à l'avance labouré le terrain, soigné sa stratégie, organisé ses réseaux et préparé l'opinion publique, pourrait s'imposer comme le recours et le candidat en dernier ressort de la droite. Un candidat capable de battre le candidat de la gauche car en état de mordre sur ce fameux centre qui manque, actuellement et cruellement à Nicolas Sarkozy pour l'emporter en 2012.
Finissons par les candidats du Parti Socialiste. Outre les figurants qui s'agitent, parlons des deux personnalités les plus sérieuses en lice pour gagner le titre suprême, Martine Aubry et François Hollande. Tous deux offrent des avantages comparatifs solides. A cela il faut ajouter qu'il est clair qu'ils profitent d'un climat favorable également de l'opinion publique, en règle général, lasse de l'ère Sarkozy. Le rejet qu'il a crée est du même calibre que celui de Bush Junior à la fin de son second mandat. Les américains avaient un besoin vital de renouveau. D'où l'élection de Barack Obama, ce qui n'enlève rien à sa campagne menée de mains de maître. Peut il récidiver ? A voir en 2012.
Mais étant donné le moral en berne des français et leur état de défiance envers les politiques dans leur capacité à redresser la barre socio-économique, rien est gagner pour les socialistes. Ils ont beaucoup à prouver par la présentation d'un programme réaliste, car les français ne sont plus crédules.
Vous l'avez compris - et c'est enfoncer une porte ouverte - de dire que pour la prochaine présidentielle tout est encore possible. Une évidence qui ne fait pas de mal à rappeler tant les médias nous intoxiquent les esprits par leur scénariis factices dont ils nous saturent à longueur de journée.
Rappelez vous que vous seul, citoyen, déciderez en vôtre âme et conscience le jour ''j'', du sort des prétendants et du devenir de notre pays.
mardi 24 mai 2011
Pourquoi l'Espagne se mobilise, pas la France
Depuis plusieurs semaines maintenant, les ''indignés'', comme ils s'appellent eux-mêmes, ont investi massivement une des places centrales de Madrid. Et d'autres villes en Espagne.
Un mouvement populaire de mobilisation à grande échelle sans précédent en Espagne, peut être depuis la fin de l'ère Franco.
Une mobilisation qui, une fois de plus, a été initiée par des jeunes via les réseaux sociaux tels Facebook ou encore Twitter.
La similitude avec les ''printemps'' tunisiens et égyptiens frappe.
Un mouvement qui, désormais, concerne toute la population espagnole. Car les jeunes ont été largement rejoints par des cadres, travailleurs indépendants, fonctionnaires, retraités... Bref, un mouvement avant tout social et bigarré.
Tous unis contre le ras bol d'une élite politico-médiatique qui vivrait dans un autre monde, hors sol, préservé des conséquences terribles de la crise économique qui frappe sévèrement et durement les espagnols, tous sans exception. Sans parler de la cure d'austérité qui devrait aggraver la situation de beaucoup.
En effet, le taux de chômage est passé de 8% à 20% ! Quant aux jeunes, la conjoncture frôle vraiment le scénario catastrophe avec un sur deux de moins de 25 ans au chômage.
Comme il est à craindre, du désespoir, de l'absence de perspective naît, d'abord la frustration puis la colère qui monte. Irrésistiblement. De sourde, elle finît toujours par éclater. Avant, dans la plupart des cas, de dégénérer. Surtout quand la classe politique fait la démonstration soit de son indifférence, comptant sur le classique essoufflement du mouvement, soit de son incapacité manifeste à répondre aux attentes (immenses) de la population.
C'est probablement une première en Europe occidentale depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Car la nature de cette mobilisation est sociale et civique. Non idéologique.
L'exemple espagnol peut-il donner des idées aux autres peuples européens ? Probablement.
Même si les situations ne sont pas tout à fait les mêmes. Une des singularités de l'Espagne : le taux de chômage particulièrement élevé chez les jeunes.
Cependant, à y regarder de plus près, le tableau n'est pas moins sombre parmi nombre de pays européens.
La France peut-elle aussi être gagnée par l'exaspération espagnole ? J'en doute. Pourtant, objectivement, les français ont toutes les raisons de descendre dans la rue.
Cependant, j'y vois deux éléments inhérents à notre culture et système social qui y font obstacle jusqu'ici.
D'une part, notre individualisme, à croire qu'il est inscrit dans nos gènes. Le Français pense d'abord, généralement, à son propre intérêt avant celui de l'intérêt général. Inutile de s'écrier comme une vierge effarouchée. C'est une part patente de notre culture.
D'autre part, trop de monde profite des largesses de notre système social. Autrement dit, trop de monde est redevable de nos leaders politiques. Il suffit de penser que plus de la moitié des ménages français bénéficient d'aides, de subventions, d'allocations en tous genres pour se subvenir. Une façon d'acheter la paix sociale, à n'importe quel prix en sorte.
A moins que l'émergence d'Internet couplé à un véritable ras le bol, une lassitude, notamment face à aux affaire politiques et aux comportements scandaleux de leaders censés être exemplaires, ne prennent le dessus chez les français. Qu'ils comprennent que tous ensemble, ils auraient nettement plus à gagner qu'à jouer leur propre partition dans leur coin. Qu'ils mesurent que s'indigner est nécessaire mais insuffisant pour espérer changer le cours des choses. La fatalité n'existe que pour ceux et celles qui restent les bras croisés.
lundi 23 mai 2011
Pourquoi sondages et démocratie ne font pas bon ménage
Figurez vous que les jeux étaient faits ! Que le sort des élections présidentielles de 2012 étaient déjà scellé ! Plus de suspens. Nous connaissions le grand gagnant. Son nom ? DSK ! La France doit être probablement la seule démocratie moderne au monde ou, finalement, l'organisation d'élection est inutile, voire futile. Puisque les sondages consacrent un an à l'avance le nom du futur vainqueur.
Imaginez l'économie de coût pour l'Etat. Plutôt une aubaine au moment ou nos caisses sont vides, nos finances publiques affichent des déficits sans pareils et que l'austérité est de rigueur.
Mais voilà, ''l'élu'' avant l'heure selon les sondages et les médias, vient ,en une nuit, de mettre à bas ce scénario trop bien huilé et magnifique. Même magnifié par les médias.
Le scénario déjà écrit, que le bon peuple n'avait plus qu'à avaliser, cela devait être une pure formalité selon ces instituts de sondage et les médias, s'est effondré, a fait littéralement pschitt ! ''Boum boum badaboum'' DSK aurait pu reprendre à son compte la célèbre expression de notre Belmondo national à qui on vient de rendre l'hommage qu'il mérite. Et heureusement de son vivant.
Quelle stupeur a du parcourir le monde politico-médiatique ! L'effroi a du en saisir plus d'un. Une fois de plus, ce qui devait être, ne sera pas.
Rapidement, pour garder la tête haute, on élabore immédiatement de nouveaux scénariis, démontrant que nul, décidément, n'est irremplaçable. On se met en quête, illico, du prochain candidat qui ferait l'affaire. Surtout celle servant les intérêts de l'élite politico-médiatique. Et déjà deux noms tiennent la corde : Martine Aubry et François Hollande. Inutile de dire, qu'à leur place, je m'inquièterai de cet engouement.
Car à ce jour, nul candidat qui avait les faveurs des médias n'est parvenu à gagner l'élection présidentielle. Une vraie malédiction qui, pourtant, ne décourage pas les médias.
En tous cas, il est clair que cette affaire et ses conséquences, posent sérieusement la question de la pertinence des sondages et de leur multiplication si longtemps avant l'échéance.
Faut il les interdire ? Ou tout du moins, revoir la réglementation pour en corriger les excès et abus ? Selon leur périodicité, leur nombre autorisé (mois, semaine), leur récurrence ? Des questions, elles, pertinentes. Et que tout leader politique se devrait de se poser. Un minimum de déontologie en la matière ferait le plus grand bien.
Il est évident que cette surenchère voire orgie sondagière à la longue nuit à la bonne santé de notre démocratie, déjà bien malade au regard à la fois des taux d'absention aux élections et de la défiance forte entre les élus et le peuple.
Qui aura le courage de se saisir de cette question, fondamentale, pour éviter que se répètent les erreurs d'hier ? Sinon, chacun court le risque d'une réplique du pire, soit un nouveau 21 avril 2002.
lundi 16 mai 2011
DSK, pourquoi l'essentiel est ailleurs...
La contre attaque des amis et proches de DSK ne s'est pas fait attendre. Normal, la meilleure des défenses étant l'attaque ! De surcroît elle se fait sur un terrain attendu, autrement dit, DSK, selon eux, aurait été victime d'un traquenard, d'un piège pour le confondre. Et dans le but, non dit, mais personne n'est dupe, de l'éliminer de la course à la présidentielle 2012.
A cette heure, toutes les conjectures sont envisagées. La justice venant à peine de ce saisir du dossier. Je ne parlerai pas d'affaire. Car je suis viscéralement attaché à un droit fondamental de la personne : sa présomption d'innocence. Les médias, il est regrettable de le dire, se comporte, pour reprendre une expression de François Mitterrand, comme une ''meute de chiens'', la gueule bavante car prêts à tout pour obtenir le scoop qui fera l'audience.
Même si le chefs d'accusation sont très graves. Agression sexuelle et tentative de viols. Inimaginable de la part d'une personnalité aussi imminente et qualifiée que DSK et surtout quand on a pour ambition de devenir Chef de l'Etat de la France.
Néanmoins, la contre attaque de ses proches ne tient pas la route non plus. Car traquenard ou pas, là n'est pas la question. L'inquiétant vient du fait, a priori, que DSK serait incapable de contrôler ses pulsions face à la tentation de la volupté physique. Nous avons tous nos défauts et nos vices. Mais quand on aspire à gouverner un pays on s'attend de la part du prétendant à une plus grand maîtrise de soi, du sang froid et à donner la priorité, en toutes circonstances, à la raison. Et non céder à ses pulsions.
Dans tous les cas, un comportement incompatible avec ses prétentions politiques. Ses proches ne peuvent, non plus, faire comme si par le passé, DSK n'avait pas fait parler de lui pour des histoires guère son avantage vis à vis du sexe opposé.
La gêne est conséquente. Sans parler d'un malaise encore plus grand. Car, il y a un côté, malgré tout, sordide. Indigne du rang de l'homme, de la France qu'il représente et du rôle du FMI qu'il présidait, surtout dans ce contexte de crise socio-économique, la pire à laquelle fait face le monde depuis les années 30. Et la désespérance qu'elle a engendré pour beaucoup de nos citoyens.
Il est clair que l'avenir politique de DSK s'arrête, de toutes façons, ici. Même si son innocence est reconnue. Pour l'image déjà désastreuse induite de la France. Pour sa propre réputation, cela va de soi.
Mais, hélas, il n'est pas sûr que cela soit aussi évident pour DSK et ses proches. Dans ce cas, le désastre, moral, serait encore plus dévastateur. Pour le pays.
L'intérêt général commande à DSK ce retrait définitif. Un vrai gâchis. Cependant, DSK n'était-il pas, avant tout, un produit médiatique ? Car à chaque élection, les médias, tel le Golem, nous façonne un candidat qui leur ressemble. Cela fera l'objet d'un autre article.
A cette heure, toutes les conjectures sont envisagées. La justice venant à peine de ce saisir du dossier. Je ne parlerai pas d'affaire. Car je suis viscéralement attaché à un droit fondamental de la personne : sa présomption d'innocence. Les médias, il est regrettable de le dire, se comporte, pour reprendre une expression de François Mitterrand, comme une ''meute de chiens'', la gueule bavante car prêts à tout pour obtenir le scoop qui fera l'audience.
Même si le chefs d'accusation sont très graves. Agression sexuelle et tentative de viols. Inimaginable de la part d'une personnalité aussi imminente et qualifiée que DSK et surtout quand on a pour ambition de devenir Chef de l'Etat de la France.
Néanmoins, la contre attaque de ses proches ne tient pas la route non plus. Car traquenard ou pas, là n'est pas la question. L'inquiétant vient du fait, a priori, que DSK serait incapable de contrôler ses pulsions face à la tentation de la volupté physique. Nous avons tous nos défauts et nos vices. Mais quand on aspire à gouverner un pays on s'attend de la part du prétendant à une plus grand maîtrise de soi, du sang froid et à donner la priorité, en toutes circonstances, à la raison. Et non céder à ses pulsions.
Dans tous les cas, un comportement incompatible avec ses prétentions politiques. Ses proches ne peuvent, non plus, faire comme si par le passé, DSK n'avait pas fait parler de lui pour des histoires guère son avantage vis à vis du sexe opposé.
La gêne est conséquente. Sans parler d'un malaise encore plus grand. Car, il y a un côté, malgré tout, sordide. Indigne du rang de l'homme, de la France qu'il représente et du rôle du FMI qu'il présidait, surtout dans ce contexte de crise socio-économique, la pire à laquelle fait face le monde depuis les années 30. Et la désespérance qu'elle a engendré pour beaucoup de nos citoyens.
Il est clair que l'avenir politique de DSK s'arrête, de toutes façons, ici. Même si son innocence est reconnue. Pour l'image déjà désastreuse induite de la France. Pour sa propre réputation, cela va de soi.
Mais, hélas, il n'est pas sûr que cela soit aussi évident pour DSK et ses proches. Dans ce cas, le désastre, moral, serait encore plus dévastateur. Pour le pays.
L'intérêt général commande à DSK ce retrait définitif. Un vrai gâchis. Cependant, DSK n'était-il pas, avant tout, un produit médiatique ? Car à chaque élection, les médias, tel le Golem, nous façonne un candidat qui leur ressemble. Cela fera l'objet d'un autre article.
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