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lundi 7 février 2011

Pourquoi Nicolas Sarkoy n'est pas Zorro

Avec la terrible affaire du meurtre de la jeune laëtitia, Nicolas Sarkozy, dont on peut comprendre l'ire, se prend, à tort, pour Zorro. Autrement dit, LE justicier au service de la veuve, de l'orphelin des faibles sans défense. De celles et ceux qui seraient victimes de notre système judiciaire devenu inefficace, lent, inique et inhumain en un certain sens. Bref, celui qui combat l'injustice !

Quel beau rôle se donne-t-il soudainement. Quel requisitoire de la part du président de la République ! Le voilà qui revêtit les habits du candidat de 2002. Mais à rebours, à contre-courant et au résultat improductif, voire contraire à ses intérêts, cette fois. Bref, cela ne prend plus.

Car si le discours est là, la posture également, la crédibilité a, depuis longtemps, fait pshitt. Totalement.

Mais il y a pire. L'attitude du président envers les magistrats et le monde de la justice est tout simplement révoltante. Sans parler du ton, lui carrément, outrageant et scandaleux.

Pour qui se prend le président de la République ? Pour Zorro, à n'en pas douter. Mais, son action jusqu'ici en la matière, rétablir une justice opérante, est un échec.

Inutile de pointer du doigt accusateur, comme il l'a fait, sans scrupule, les professionnels de la justice.

Car, ces derniers, font de leur mieux, avec, c'est un secret de Polichinelle, des moyens qui virent à peau de chagrin. Pourtant, la justice est un des droits régaliens de l'Etat. Qui, au même titre que l'éducation, la santé ou encore la sécurité (intérieure et extérieure) devraient faire partie des axes prioritaires de pouvoirs publics. Qui devraient voir ses moyens augmenter, surtout, à une époque ou les délits, crimes, violences n'ont cessé de pousser sur le terreau de la misère, du désoeuvrement, du chômage...

Au lieu de cela, c'est tout le contraire qui est appliqué depuis 2002. Sans parler d'incohérence et d'ineptie. Comment expliquer la fermeture de tribunaux là ou la population augmente significativement ? Surtout dans les villes de taille moyenne. Au nom d'une rationalisation des moyens ? Mais, certainement, pas celle des esprits à l'origine de ces décisions aberrantes au regard de la nouvelle géographie sociale en France.  Au nom des économies budgétaires ? Faux. Car ces fermetures ont un coût : déménagement des équipes, rénovation de bâtiments dans les villes accueillantes ces professionnels ''déplacés", aggrandissement des salles d'audience... autant d'interventions dont les frais, donc dépenses, viennent, parfois, largement, compenser les réductions annoncées à grand coup de trompettes.

Le président de la République se prend honteusement pour Zorro. Alors que c'est lui le premier fautif dans l'affaire. Au nom de la nécessité de réformer. Un volontarisme qui ne prête pas à discussion au sein d'un Etat, qui à sa tête, en a tant manqué. Sa restauration est impérative. Mais à la condition que ce volontarisme soit fait avec intelligence et discernement. Non vaille que vaille. En depit du bon sens. Ou encore dans l'unique de but de soigner une image politique.

Sans parler d'une grave faute, sur le terrain purement politique, commise par Nicolas Sarkozy. Le voilà qui se met à dos un électorat, en général, tout acquis à sa cause. Du vrai suicide alors qu'il est visiblement très en difficulté dans les sondages. Espère-t-il ainsi reconquérir le coeur des français ? Je pense qu'il y a mieux comme méthode en la matière.

La dérive est grave. Les magistrats ont entièrement raison de se mettre en grève et protester de la sorte. Les propos et le comportement du chef de l'Etat sont inacceptables. A lui de présenter ses excuses.

Une dérive de plus entre la France virtuelle du Chef de l'Etat et de ses accolytes, la dernière en date étant l'affaire tunisienne de sa ministre des Affaires étrangères (voire ''pourquoi MAM doit démissionner''),  et la france réelle en proie aux pires difficultés. Une France qui n'est plus dupe. Et dont, les discours et les attitudes opportunistes, elle n'a que faire. Seule l'action prime.

Nicolas Sarkozy  a signé, cette macabre affaire, d'un ''Z" qui veut dire "Zéro''..

vendredi 4 février 2011

Pourquoi MAM doit démissionner

''Ca continue, encore et encore'' chantait Françis Cabrel. Voilà ce que nous inspire l'affaire MAM dans le cadre de son déplacement à bord d'un Jet affrété par l'un de ses amis tunisiens.

Dans cette histoire, il faut être clair et éviter toute équivoque. D'un point de vue des faits, on ne peut rien reprocher à la ministre des affaires étrangères. D'autant plus si, comme elle l'affirme (mais cela reste à vérifier) qu'elle a réglé personnellement tous les frais liés à son voyage. Quant au vol en Jet, permettez moi d'en douter, surtout, quand on connaît les prix prohibitifs.

Non, dans cette histoire, le malaise est plutôt à chercher du côté de l'éthique. D'un comportement à avoir. Une exemplarité. Or ce comportement, encore une fois, a manqué à cette personnalité politique. Ce qui se traduit par son incompréhension des attaques dont elle fait l'objet. Même si l'opposition devrait faire profil bas, à croire qu'ils sont blancs comme neige, n'ayant eux jamais commis d'impair de la sorte.

L'éthique. Si cher à Max Weber, qui rappelait, qu'il n'y a de bon politique sans à la fois une ethique de la conviction mais aussi de la responsabilité. C'est sur l'absence de cette dernière,  dans cette affaire, que MAM a fauté. Lourdement.

Plus grave, cette affaire montre tout le déphasage entre une élite en vol de croisière dans les cieux stratosphériques, largement au-dessus des turbulences violentes qui secouent, chaque jour, les citoyens, ces derniers faisant du rase motte, faisant de leur vie un numéro périlleux d'équilibriste, jouant aux acrobates volants pour éviter le crash.

C'est tout le fond du problème dans cette affaire. Une de plus dans ces agissements scandaleux de la part de ceux et celles qui continuellement ne s'appliquent pas à eux-mêmes ce qu'ils exigent de leurs concitoyens.

Tout le malaise est là. Et profond. Et cette histoire ne fait qu'alimenter cette défiance sans pareil entre les élus et les citoyens contribuables.

Madame Michèle Alliot-Marie, par son attitude première et ses récents propos, ne comprend toujours pas ce qui choque. C'est tout le problème.

Une incrompréhension normale au regard de la vie à grand train menée par notre classe politique. Et qui se coupe, ainsi, malgré elle, de la réalité vécue, endurée même devrions nous dire maintenant, de nos concitoyens.

Pour cette raison, MAM doit démissionner. Quand on est à ce point en total dissonnance avec son peuple, c'est la moindre des choses. Indiscutable sur le plan de la morale. Elle enverrait ainsi un signe formidable à l'opinion publique. Et de la sorte, Michèle Alliot-Marie ferait savoir qu'elle a tiré l'enseignement de ce faux pas, qui vient s'ajouter à la déjà - trop - longue liste de notre élite politique.

Pourquoi, dans notre pays, ces choses là n'arrivent jamais ?

samedi 29 janvier 2011

''Faire des enfants tue... la planète''

Ce n'est pas une affirmation émanant de ma personne. Mais je reprends le titre d'un ouvrage qui a tout pour créer les conditions d'un débat très animé. Un doux euphémisme.

Des auteurs courageux. Et qui sont totalement à contre-emploi de la pensée unique qui fait l'éloge d'une démographie bien portante. Encore un sujet tabou. Contre lequel il est extrêmement difficile, pour ne pas dire impossible, de faire entendre une voix discordante, dérangeante même, par rapport à la bonne parole répandue par les médias et la bien pensante.

Tout le monde se vante, sans recul et critique aucune, de la vitalité de notre démographie. Bien sûr, une naissance est toujours un heureux évènement. Pour être papa, je sais la vague de bonheur qui nous envahit au moment de la venue au monde d'un être issu de l'amour, de notre propre sang et chair. Ce n'est pas la question.

Le sujet qui nous devrait nous interpeler est celui des conséquences, à la fois sociale, économique, environnementale, d'une démographe galopante. Il est évident qu'on ne peut pas continuer à ce rythme sans être victime,  à la fois en tant que sujet individuel et société pris dans son ensemble, d'un effet boomerang dont sur le long terme les premiers à en payer un lourd tribu seront, justement, nos propres enfants. Ou les générations à venir.

Par ailleurs, que vaut cette théorie, approche en vigeur et dominante actuellement, qui se fonde sur le postulat suivant :  une démographie vigoureuse est nécessairement bonne pour notre économie ! ? Un véritable trompe l'oeil ! Un leurre intellectuel. Encore un raisonnement asséné comme une vérité évidente. Mais, à regarder le monde, quelles sont les Nations les mieux portantes, ou il fait bon vivre, ou l'économie se porte plutôt bien, toutes choses égales par ailleurs ?  Certainement pas celles ou la natalité est soutenue.

J'entends d'ici  les tombereaux d'injures pleuvoir sur nos têtes, ceux qu'on qualifie de Malthusiens, partisans de la limitation des naissances. Mais c'est un procédé intellectuel trop connu pour d'une part nous discréditer. Et qui, d'autre part, dénature notre propos. Voir le détourne de son sens.

Ce n'est pas la limitation des naissances qui est, pour ma part, en question. Non le sujet fondamental est de se donner les moyens que les jeunes générations puissent vivre décemment en profitant comme nous des richesses et de la beauté de notre planète Terre.

C'est tout l'enjeu du développement durable comme nous le rappelle sa définition, issu du rapport Brundtland, 1987: ''Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs''.

Durable tel est le mot clé. Oubliés par tous dans ce débat. Normal, sachant que par essence, l'homme ne l'est pas. Ou si peu au regard de échelle du temps de notre planète et de notre système solaire.

mercredi 17 novembre 2010

Remaniement, pourquoi avoir perdu 3 ans ?

Pshitt de l'(aberrante) ouverture à gauche. Pshitt de l'équilibre (précaire) centriste. Pshitt de la (stérile) diversité. Voilà les effets directs de ce remaniement. Un enterrement qui a trop longuement tardé.

Car dès le début, en 2007, Nicolas Sarkozy, par ses choix, brusquait et braquait, à peine élu, le peuple de droite qui venait de le porter à l'Elysée. Une fois de plus, passé la stupéfaction, c'était l'incompréhension en dépit de toutes les explications et la force de persuasion du Chef de l'Etat.

Non, ses choix, ne passaient pas. Plus d'un à droite à failli s'étrangler. Dès le début, il était évident que Nicolas Sarkozy n'avait rien à gagner à jouer cette carte de la main tendue, paraît-il, pour faire oublier une image de libéral et autoritaire pur et dur.

Nicolas Sarkozy cédait aux Sirènes de la bien pensante, des adeptes du compromis permanent et des professionnels du grand écart. Sans résultat fracassant depuis trente ans.

Alors pourquoi ce soudain revirement ? Ce nettoyage sans ménagement ? Pourquoi avoir perdu trois ans si précieuses à un pays qui a un besoin vital de rapidité dans les décisions et d'efficacité dans l'action pour enfin retrouver le chemin du progrès économique et du mieux être social ?

La réalité (électorale) l'a rappelé à l'ordre. Car celle-ci ne triche pas, ne compose pas, ne barguigne pas et ne s'amuse plus de ces marchandages et arrangements dont le peuple ne tire aucun bénéfice.

Dommage d'avoir ainsi perdu tout ce temps. Mais, au fait, n'est ce pas trop tard, de se rendre à cette évidence ? Car maintenant, le travail pour le futur candidat est immense. Il faut reconquérir le terrain perdu, re convaincre les esprits si sceptiques au discours du président qui les a tant déçu.
Donc, non seulement Nicolas Sarkozy a perdu du temps, mais, probablement, aussi la confiance d'une partie de l'électorat, pourtant, ô combien soutien si indispensable pour s'assurer une victoire 2012.

En 2007 en s'en tenant, une fois président, à sa ligne et sa posture du candidat qu'il était, il s'ouvrait un boulevard.

Trois ans plus tard, à cause de ce décalage/déphasage (entre le candidat et le président), le voilà pour 2012 sur un chemin de traverse aux obstacles nombreux. De là à parler d'un chemin de croix...

vendredi 12 novembre 2010

Chrétiens d'Irak : pourquoi ce silence criant ?

"Chiens de chrétiens, vous allez tous mourir car vous être des infidèles, vous irez en enfer et nous au paradis ! Allah Akbar!” Ils ont tué tout de suite les personnes du premier rang, puis le prêtre a tenté de s'interposer pour les calmer et il a été exécuté aussi. J'avais quatre de ces terroristes en face de moi. Je voyais leur haine dans leur regard."

Puis, l'un deux voyant que mon père n'était que blessé, il l'a achevé. Il tentait de protéger mon neveu de 3 ans sous son corps, ils ont pris l'enfant et lui ont tiré une balle dans la tête... Une vieille femme, blessée au ventre, suppliait à côté de moi qu'on l'achève. “Tu dois sentir la douleur car tu es une infidèle”, lui a répondu le Syrien. (extrait article le figaro Les chrétiens d'Irak racontent leur calvaire quotidien)

Témoignage poignant qui se passe de commentaire, d'une femme qui était présente lors de l'attaque terroriste contre la cathédrale syriaque catholique de Karrada.

Bilan terrible : 53 personnes ont été tuées. A cela faut ajouter les persécutés qui fuient le pays, cherchent une terre d'accueil, l'asile à tout prix afin d'échapper à cet enfer que les fondamentalistes islamistes ont décidé de leur faire vivre.

L'intention de beaucoup de chrétiens est de continuer à quitter la ville: manque de sécurité, aucun lieu pour se protéger, attaques frontales, pression sociale, chômage, pas d'école ni de possibilité d'études pour les femmes: «Ils veulent que nous partions !» dit l'un d'eux vivant sur place.

Mais on a le goût terriblement amer que ce massacre n'ait pas occupé pleinement les esprits et les médias comme il se doit. Surtout de la part de nos leaders politiques.

Pas étonnant quand on sait leur incapacité à reconnaître l'héritage judéo-chrétien de notre histoire. Une dimension multiséculaire tangible que l'on veuille ou non, que l'on soit croyant ou non.

On en ressent un immense malaise. Certes la France accueille les bras ouverts ces chrétiens oppressés. Mais c'est le service minimum.

Des déclarations courageuses, fortes voire empruntes de détermination assorties d'intentions fermes, pour prévenir toute escalade, à l'égard des autorités publiques d'Irak auraient été les bienvenues.

Mais ou ai je donc la tête ? Nos leaders n'ont ils pas de chats nettement plus importants à fouetter. Eux, en effet, qui ont leur tête à s'affairer entièrement à la nomination de l'ex-futur-ex occupant de Matignon...

Pardon pour le dérangement, nous refermerons la porte sans bruit, après l'avoir intempestivement ouverte, promis...

mardi 5 octobre 2010

Le ''Tout Paris'' et le ''Tout France'', dialogue imaginaire

- Le tout paris du mondain politique en bruisse, en frissonne, en palpite... ? Il n'en peut plus même...

- Un sujet de la plus haute importance, Sir, j'imagine doit ainsi occuper, tout entier, les esprits ?

- Hélas, détrompez vous, quoique, tout dépend comment on regarde la chose.

- Mais de quoi s'agit-il, Sir, pour ainsi ébranler le tout paris ?

- Mais, pardi ! de la nomination du prochain Premier ministre, vous comprenez maintenant, mon cher, non ?

- Oui et non.

- Comment cela oui et non ?

- Sir, c'est vous même qui venez d'en faire un demi aveu.

- Plait il... ?

- Oui, de la plus haute importance il est en question car les affaires de la Nation en dépendent in(directement), selon la lecture que nous faisons de notre Constitution et de la pratique de notre dyarchie.

- Et... ?

- Non au regard de l'importance minime attendue des changements en terme de politique induits par cette nomination...

- Mais pourquoi mon cher, cette ironie ?

- Ou vous entendez, Sir, de l'ironie, moi je parle de réalisme, car le calendrier électoral dictera tout. Surtout la prudence... et puis...

- Et puis... ?

- Eh bien, qu'en pense franchement la France de cette ferveur, autour de ce non événement, toute parisienne ? Cette France préoccupée, d'abord, par ses problèmes quotidiens et qui demande des actes forts et concrets pour améliorer des situations, pour nombre de nos citoyens, sur le fil du rasoir...

- Ah pourquoi nous replonger aussi froidement dans ce bain glacial de la réalité ? Laissez donc le peuple la ou il doit être... laissez le tranquille comme nous le faisons si bien... d'ou vous vient cette sale manie... le peuple, le peuple... mais fermez donc cette porte... ce froid un jour vous perdra...revenez plutôt avec nous dans nos salons ou il fait si bon, ou nos esprits s'y trouvent si confortables, si à l'abri, et si amusés par ces intrigues haletantes... ah, ah...

- certes, certes... ??

lundi 4 octobre 2010

Etre ou ne pas être....

premier ministre même ministrable... telle est la question existentielle que se pose nombre de responsables politiques. Pour la plupart actuellement en fonction au gouvernement. Donc censé servir d'abord la France et ses intérêts nationaux supérieurs.

Mais le doute est permis dans leur ardeur à accomplir leur devoir tant ce sujet préempte tout le reste. Et pollue même l'ambiance. Donc nuit, forcément, à l'action du politique. Même si l'impression qui s'en dégage est erronnée. Mais nos responsables politiques font tout pour nous faire croire le contraire.

Soit que les questions de personnes, les enjeux de carrières, les rivalités d'ambitions prennent le pas sur les vraies priorités qui devraient être les leurs. Et c'est peu dire que les dossiers urgents se bousculent sur les perrons de chaque ministère.

Un vrai bal des prétendants, la foire aux paons a commencé, voilà qui n'est pas sans rappeler la fable de la Fontaine et ces vers :

Maître Corbeau, sur un arbre perché,
Tenait en son bec un fromage.
Maître Renard, par l'odeur alléché,
Lui tint à peu près ce langage :
"Hé ! bonjour, Monsieur du Corbeau.
Que vous êtes joli ! que vous me semblez beau !
Sans mentir, si votre ramage
Se rapporte à votre plumage,
Vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois. "
A ces mots le Corbeau ne se sent pas de joie ;
Et pour montrer sa belle voix...''

Les voilà tous corbeaux... pourvu que cela ne soit pas de mauvais augure pour notre pays, le grand oublié encore dans cette tragi-comédie....

jeudi 2 octobre 2008

Faux procès

Avec la déconfiture du système financier et bancaire américain et la transmission de cette crise à l'économie réelle, les avocats de l'interventionnisme reviennent en force sur le devant de la scène. Ou dit autrement, les procureurs du capitalisme et du libéralisme s'en donnent à coeur joie, nous donnant des leçons à tout va. Trop fiers, la poitrine en avant, que les faits leur donnent raison.

A ce propos, il est dommage de compter parmi leurs rangs, Nicolas Sarkozy qui a tout de même lancé de violentes diatribes contre le marché ''tout puissant''. Et défendu le rôle de l'Etat d'une façon que les socialistes même les marxistes ne peuvent pas contester. D'ou probablement leur silence.

Mais quelle erreur d'appréciation ! A bon escient par beaucoup de ces snippers de la première heure sur le capitalisme.

En effet, ce n'est pas le capitalisme qui est en cause. Mais les hommes avant tout ! Qui ont à la fois dévoyé ce système et qui en ont abusé. Or, comme on le sait les abus entretiennent les excès !

Ce sont les comportements déraisonnables et les appétits démesurés qui sont à l'origine de cette crise.

Mais les systèmes eux, si l'ont s'en sert avec modération, intelligence et dans le souci du bien être collectif, ne sont pas mauvais en soi. A ce jour, le capitalisme reste le meilleur, toutes choses égales par ailleurs, et à preuve du contraire !

Pourquoi donc cette facilité d'esprit et surtout ces mensonges intellectuels de la part de notre classe politique ? Ces discours outrancièrement caricaturaux.

Dans cette crise, l'Etat doit se limiter à un rôle de garde fous. C'est tout. Et s'assurer de la bonne marche de l'économie et maintenir la confiance des acteurs.

Cette approche n 'exempte pas, bien sûr, le système financier de s'amender, de réformes en profondeur et de nouvelles règles. Les crises sont faites pour cela. Assainir la situation pourrie.

Mais de grâce, ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain ! De grâce préservons-nous de ces jugements à l'emporte pièce qui ne font que renforcer la défiance des français déjà bien sceptiques, sur les bienfaits du capitalisme. Du sang froid et du discernement svp ! Et un minimum de vérité !

dimanche 28 septembre 2008

Le Sénat ne connait pas la crise...

En effet, le Sénat vient de mettre à la disposition de Christian Poncelet, ancien président, à vie, et ce depuis 2004, un appartement situé dans un immeuble de la rue Bonaparte, non loin du Palais du Luxembourg.

Outre ce pied-à-terre de 200 m2 et sa retraite de sénateur, Christian Poncelet continuera à bénéficier d'une voiture avec chauffeur, d'un bureau et d'une secrétaire, ainsi que d'une prime supplémentaire !

Heureusement, cette décision ne semble pas du goût de tout le monde. Y compris au sein de la majorité présidentielle.

Voilà qui confirme qu'il serait urgent de se pencher sur la réforme de cette Institution.

Que Nicolas Sarkozy profite de sa volonté dès l'année prochaine de supprimer un échelon admnistratif territorial pour pousser les feux en reprenant une réflexion de fond sur le Sénat, son rôle et son fonctionnement au sein de notre démocratie.

Cette décision du Sénat est une honte. Voilà qui ne va pas rapprocher les élus des électeurs et surtout mettre fin à une défiance parfois en chute libre.

C'est ce qui s'appelle tendre le bâton pour se faire battre...

mercredi 24 septembre 2008

D'un autre age

ce élections sénatoriales et encore plus cette course à la présidence du ''Plateau''. Je suis abrupte et sévère. Mais franchement ce spectacle n'appartient à notre modernité. Encore moins à celle d'une démocratie moderne.

Le Sénat a probablement toute sa légitimité en tant que chambre haute qui tempère les excès possibles, mais aujourd'hui plus du domaine du probable étant donné la maturité de nos responsables politiques et du fonctionnement de nos institutions, des parlementaires dans leurs votes et propositions de lois.

Le Sénat, soyons honnêtes, au mieux, on y trouve des personnalités issues du recyclage, souvent elles se trouvent là pour cause de défaite ou de non nomination ailleurs, au pire à des personnalités en fin de cycle politique.

A quand cette réforme institutionnelle, qui serait moderne et applaudie par tous, du Sénat avec en toile de fond sa fusion avec le Conseil Economique et Social. Réforme voulue par Charles de Gaulle mais qui fut la cause de sa déchéance. Car une poignée attachée à ces rouages et traditions politiques qui n'ont plus lieu d'être, a tout fait pour conserver son pré-carré.

Il est évident qu'aujourd'hui une telle réforme recueillerait l'assentiment du peuple français. Les temps ont changé. Notamment en période de déficit budgétaire colossal et de dette pubique abyssale.

Sans parler d'une image opaque, ou règne le secret. Comme en témoigne ces joutes et marchandages politiques entre les prétendants à la présidence. Dont le sens échappe à tous. Et qui n'intéressent que les candidats au poste.

C'est une réforme institutionnelle fondamentale. Les volontés de changement, incarné en partie de Jean-Pierre Raffarin, sont de l'ordre du cosmétique.

Nicolas Sarkozy en ce domaine, entre autre, avait l'occasion d'afficher une véritable rupture. Engager une réforme de fond à la fois sur les institutions mais dans le même temps sur les mécanismes de notre démocratie. Une occasion ratée.

mardi 16 septembre 2008

Soviétisme

Laurence Parisot a ainsi dénoncé des élites "à l'idéologie quasi-soviétique'' en s'en prenant notamment à ce vieux réflexe de nos politiques français qui consistent à taxer afin de résoudre les problèmes de finances publiques. Soient de déficit budgétaire, des organismes sociaux, de la dette et des intérêts de la dette.

Laurence Parisot enfonce le clou ''Ce que nous demandons à l'Etat aujourd'hui c'est d'abord de ne pas nuire" aux entreprises.

Laurence Parisot a mille fois raison de dénoncer ce travers français à la tête de l'Etat. Un mal bien singulier à la France.

Toutefois, je serai encore plus sévère que la patronne du Medef. Pourquoi ''quasi'' ? C'est une politique fiscale et donc microéconomique soviétique que mène en ce moment le gouvernement.

Un virage hallucinant de la part d'un président qui, il y a encore un an, se présentait comme un candidat libéral ! Même le New labour en Angleterre est plus libéral que lui désormais.

Un mal incorrigible. On pensait en avoir définitivement fini avec ces vieux réflexes totalement archaïques. Et bien non, les voilà qui reviennent en force ! Au moment même ou les entreprises éprouvent de sérieuses difficultés de trésorie (crise + resserrement des conditions d'obtention des crédits des banques) et prennent en pleine face les conséquences d'un ralentissement économique qui ne fait que commencer.

Alors que certaines commencent à se noyer, au-lieu de leur envoyer une bouée, on leur enfonce la tête sous l'eau.

C'est déséspérant cette incompétence au plus haut niveau en matière d'économie. Et surtout, l'absence cruelle de bon sens et de pragmatisme.


A ce sujet de la fiscalité qui revient spectaculairement sur le devant de la scène, à lire cet article intitulé ''les vrais chiffres de l'imposition du capital'' plein d'enseignements sur nos niveaux d'imposition et notre classement en Europe....

jeudi 11 septembre 2008

Petites rivières

Tiens, aujourd'hui à midi, je me rends à la piscine. Et, la, je constate une augmentation de 10 centimes d'Euro sur le prix de la rentrée. 10 centimes, me direz vous, pas de quoi faire un billet !

Ce n'est pas une question de radinerie. Non. Mais contrairement à ce que vous pensez, ces 10 centimes sont tout un symbole d'une époque. En effet, traiter la chose d'un revers de mains ce serait lourdement se tromper. Car c'est tout le coeur du message, du sujet.

Ainsi, dire que ce n'est rien, c'est adopter sans le savoir la posture du gouvernement ! Ainsi, lors de la présentation de la nouvelle taxe pour financer le RSA, pour faire avaler la pilule, le gouvernement a rappelé que cela correspondait ''seulement'' à deux euros par mois par ménage !

Au début de l'été (c'est déjà loin dans les têtes d'où cette piqûre de rappel) c'est la présentation faite par GDF pour faire passer la hausse des tarifs, une hausse souvent à deux chiffres.

Bref, on divise, on recherche la plus petite unité possible pour faire croire que ces hausses sont vraiment des cacahuètes, qu'elles n'entament en rien notre pouvoir d'achat. On cherche même à nous culpabiliser en agissant de la sorte. Allons, deux euros, 10 centimes... vous n'allez tout de même pas faire la tête.

Et bien si ! Car au final, deux euros par ci, un par là, 10 centimes par-ci, trois euros par-là... cela commence à peser dans le portefeuille. Autrement dit, les petites rivières font bien des grands fleuves.

Alors ce serait bien que tous s'arrêtent de se payer notre tête et ne nous prennent plus pour des candides de la première heure.

Nous avons appris le calcul mental et en connaissons, au moins, ses règles de base : soit que l'addition de + font toujours des + !


Et autant en moins dans notre porte monnaie !

mercredi 21 mai 2008

35 heures, oui ou non ?

C'est à nouveau le cafouillage sur les 35 heures et leur sort. Patrick Devejdan n'y pas été avec le dos de la cuillère en annonçant carrément leur prochain démantèlement. Immédiatement, démenti et modération sont venus illico des ministres et de l'éxecutif. Sans parler des cris d'orfraie pousser dans la foulée par les partenaires sociaux. Bref chacun est dans son rôle mais tous à côté de la plaque.

Excepté Patrick Devedjan. L'UMP est pleinement dans son rôle. Elle doit être une force de proposition, de débats et d'audace. Donc autonome par rapport à l'Elysée. Et non son satellite. En lui mettant les fers, l'Elysée risque de s'étioler au fil des mois. Et ainsi perdre justement ce qui a contribué à l'élection de Nicolas Sarkozy, un agitateur d'idées, du débat jusqu'ici sur nombre de sujets momifé.

Les 35 heures sont un véritable serpent de mer. Ils sont un caillou dans le pied de notre économie. Il serait temps de le reconnaître sans tordre du nez. Le président est-il de Droite et Libéral, oui ou non ? Les 35 heures sont-ils néfastes à notre économie, notre dynamique, notre croissance, oui ou non ? Tant que les leaders n'auront pas tranché, les 35 heures continueront de hanter les couloirs des palais du pouvoir.

Pourquoi le président devrait-il s'interdire l'audace du candidat ? Analyse erronnée et stupide qui a conduit ces douze dernières années à l'immobilisme que l'on connaît. Et dont nous payons la facture.

Alors, Messieurs, prenez vos responsabilités et surtout assumez pleinement vos convictions. Vous avez été élu pour ces raisons.

Plus que les 35 heures, il faut réfléchir à la façon dont on travaille en France, au cadre et lois en vigueur, par exemple, à l'annualisation du temps de travail ? Pourquoi se concentrer seulement sur le temps de travail ? C'est du pain béni donné à l'opposition !

Qu'attendez vous ? Pour que la rupture en la matière devienne réalité...

mercredi 23 avril 2008

C'est grave...

docteur ? En effet, la consommation des ménages, faut-il rappeler, le seul moteur tournant à plein de la croissance française, vient de décrocher sensiblement en mars : - 1,7% !

Simple panne, coup de pompe passager ou au contraire signe annonciateur d'une tendance de fond ? Les avis sont partagés. Mais un nuage noir de plus sur la tête de notre président et de notre gouvernement, qui en ces temps déjà bien tourmentés, s'en seraient bien sûr passés !

Si la consommation venait vraiment à décrocher, cela montrerait toutes les limites du keynesiamisme poussé à son extrême dans notre pays. Qui fait de la demande la sacro-sainte variable d'ajustement à la croissance. En oubliant, pour ne pas dire en négligeant, son pendant, l'offre.

Voilà qui aurait le mérite, encore que, à obliger nos dirigeants à revoir leur modèle. Et vite.

Enfin, heureusement que les soldes pourront être autorisées prochainement tout au long de l'année... vite les soldes pour sauver le consommateur et par la-même notre économie palichonne.

vendredi 18 avril 2008

Tout est dit

"Un pays qui dépense plus qu'il ne gagne, qui vit artificiellement au-dessus de ses moyens, est un pays moralement faible, économiquement vulnérable et socialement suicidaire". Son auteur ? François Fillon himself, le premier ministre de la France !

Si la rupture, parfois dans les mesures et la méthode, se fait attendre, dans le langage, elle est bien présente à l'executif. Une vraie nouveauté. Il était temps d'en finir avec ces discours lénifiants, de satisfecit permanents et d'auto-congratulations alors que la réalité les dément constamment. Toutefois, maintenant, faudrait passer la vitesse supérieure du côté des réformes.

Source : l'Express

jeudi 27 mars 2008

Incongruité

D'un côté un exécutif qui reconnait que les caisses sont vides, que l'Etat est en faillite. De l'autre l'entrée au gouvernement de six nouvelles personnalités ! Comprenne qui pourra. Imaginez, ne serait ce qu'une seule seconde, une entreprise aux poches complètement trouées qui recrutent !!! Déjà quand les bénéfices explosent, les entreprises ne se gênent pas pour encore se délester de son capital humain, alors en période de vaches maigres...

C'est pourquoi, dans ces six nouvelles ''entrées'' pour emprunter un terme dévolu habituellement aux classements en tous genres, il y a comme un hic, une incongruité.

Aucun reproche n'est adressé aux personnalités en tant que telles, toutes en effet de qualité et aux compétences reconnues. Mais, entre nous, cette récompense à la fidélité, donc la prime donnée à cette dernière sur l'efficacité, tord sérieusement le coup à un des maîtres mots du candidat Sarkozy la ''rupture''. On y voit dans cette démarche plutôt une continuité avec des moeurs politiques de ces trente dernières années.

Dommage...mais à force le doute s'insinue et pourrait même s'incruster durablement, solidement, à peine un an après l'élection présidentielle... voilà qui donne à réfléchir...

lundi 17 mars 2008

Municipales :surréaliste

L’ambiance sur les plateaux de télévision hier soir. Et plus encore les discours et interprétations des responsables politiques sur ces résultats. La palme de la mauvaise foi, en toute objectivité, revient à la gauche, toujours maître dans cet exercice.

En effet, il y a de tout même une réalité et un chiffre que les deux camps, gauche et droite confondues, ont passé, volontairement, sous silence : le taux d’abstention qui flirte avec les 35% ! Le plus élevé depuis 1959 à des municipales ! Inquiétant, non ? Or, droit dans ses bottes et campé dans ses certitudes, chaque camp a fait comme si de rien n’était ! Hallucinant !

Deux camps qui, il y a un an, pourtant, lors des élections présidentielles, se réjouissaient du fort taux de participation ! C’était à les entendre la résurrection de l’esprit civil des Français, le renouveau de l’intérêt pour la vie politique de nos concitoyens !

Mais voilà, un an plus tard, le soufflé est retombé. A croire que ce renouveau a fait pschitt !!

Si prompts à commenter et à se féliciter de résultats positifs, il faudrait aussi que nos responsables politiques apprennent à analyser et, frontalement, une réalité beaucoup moins heureuse. Au lieu de la fuir ! Cette abstention record est un véritable camouflet infligé aux deux camps ! Sans exception ! Un avertissement pour les politiques en général.

En effet, cela veut dire que ni la droite ni la gauche n’a été capable de convaincre et de mobiliser les électeurs ! Une vraie crise défiance, tout de même ! Comment nos responsables politiques peuvent-ils aussi allègrement sauter à pieds joints sur cette triste réalité? Une attitude scandaleuse qui ne peut que renforcer les abstentionnistes dans leur méfiance vis-à-vis du politique.

Quant au PS qui voit dans son ‘’triomphe’’, plutôt modéré car au niveau national faut-il rappeler que la gauche devance de seulement de trois points la droite (47% contre 44%), une adhésion à son projet, ses valeurs et par la-même un avertissement, voire une sanction, à l’encontre du gouvernement et du président, il prend son rêve pour une réalité !

La somme de ces succès locaux ne permet pas au PS et ses leaders nationaux d’en tirer une victoire au niveau national ! Certainement pas. Le PS est victime d’un effet d’optique, d’un mirage. Là où le PS voit une consécration de son programme, de ses idées, il faut y voir, avant tout, des réussites locales liées à des hommes et des femmes, des équipes, très ancrés, bénéficiant de forte notoriété, et appréciés par leur gestion de leur mairie par les électeurs. Rien de plus !

C’est pourquoi en s’appropriant ces excellents résultats, le PS fait indiscutablement preuve de malhonnêteté intellectuelle ! En toute connaissance de cause, évidemment, en vue de déstabiliser le gouvernement et faire pression sur le président de la république pour revoir sa politique et son rythme.

Ils sont donc hors sujet. Il y a bien une réelle déconnection entre la réalité locale et nationale.
La mauvaise image du président et le mécontentement exprimé au niveau national a joué nettement à la marge, que le PS se le tienne pour dit.

Même si, cela va de soi, la droite doit elle aussi réfléchir au sens de ces résultats. Mais surtout qu’elle ne tombe pas dans le piège que leur tend la gauche. Soit le premier test de la présidence de Nicolas Sarkozy.

jeudi 6 mars 2008

A double tranchant

D'un côté la bonne nouvelle, excellente même : le taux de chômage en France tombe à son plus bas niveau depuis... 1983. Soit autour de 7% ! De quoi de se féliciter, se réjouir. comme le fait hâtivement le chef de l'Etat qui y voit le succès de sa stratégie économique... pourquoi faites vous la moue ???

De l'autre, derrière des chiffres flatteurs, une réalité qui l'est nettement moins. Car si le taux de chômage baisse, le nombre des travailleurs pauvres augmentent. Conséquence directe de la nature des emplois crées. Les trois quart étant précaire, non à temps plein. Bien sur, objecterez-vous, mieux vaut travailler un peu que pas du tout à se les rouler chez soi. Ou vivre aux crochets de l'Etat. Bien sûr.

Mais il serait bien que l'on parle beaucoup plus de cette forêt cachée par cet arbre, soit un taux qui, au regard du contexte socio-économique d'aujourd'hui et de la nature du marché de l'emploi, ne veut plus dire grand chose.

Bien sur, je joue les rabat-joie. Toutefois, il y a tout de même une évolution/régression inquiétante.

Enfin, je passerai sur le choix de la date de la publication de ce très bon résultat à seulement trois jours du premier tour des élections municipales... si le gouvernement croit vraiment inverser la tendance avec des méthodes complètement usées jusqu'à la corde, il se trompe. Ces leurres appartiennent bien à d'autres temps !

vendredi 8 février 2008

Inquiétudes

Voila ce qu'inspire cette triple actualité :

La volonté du gouvernement islamiste à Ankara en Turquie de légaliser le port du voile dans les universités. Le fondateur de la Turquie laïque doit s'en retourner dans sa tombe. De mauvais augure. Et stupide de la part de ses initiateurs. Au lieu de rassurer les opinions occidentales, déjà fort défiantes à l'encontre des régimes islamistes, voilà que cette décision va renforcer, pour ne pas conforter, l'inquiétude des occidentaux. En agissant ainsi les islamistes se tirent une balle dans le pied. Quand finiront-ils par comprendre que par de tels agissements ils desservent leur cause ???? A ceux, enfin, qui militent pour l'intégration de la Turquie à marche forcée dans l'Union Européenne, devrait à la lueur de cette nouvelle donne y réfléchir à deux fois. En continuant ainsi, la Turquie s'éloigne des valeurs et principes fondateurs de l'Union Européenne et communs à ses Etats-membres.

En France, alors que François Fillon affirmait que les français sont capables de supporter la vérité, il semble que lui-même et le président ne soient pas en mesure d'assumer le courage qui en découle ! Preuve en est leur attitude face aux taxis. Il suffit que ces derniers se mobilisent une journée et le gouvernement leur donne raison. Le corporatisme, cette bête noire qui joue contre le modernisme de la France, a encore de beau jour devant lui. Pas de David en vue pour contraindre ce Goliath à plier et surtout à se mettre au diapason d'une France aux abois et dans la nécessité la plus absolue d'engager les réformes structurelles ! C'est la France du ''pas touche à moi'' qui triomphe. OK pour des réformes. A condition qu'elle ne s'applique pas à ma profession !

Enfin, l'adoption scandaleuse par le parlement réuni en Congrès du traité de Lisbonne copie conforme, à quelques virgules près, du traité constitutionnel présenté deux ans plus tôt aux Français. Une méthode anti-démocratique. Le président nous fait un bébé dans le dos. Ce qui est le plus grave dans l'affaire : en agissant ainsi à la hussarde, c'est l'Europe la première victime. Déjà abstraite et éloignée pour beaucoup de français, voilà qui va accroître la distance et, probablement, la méfiance. Bref, une fois de plus, des responsables politiques aveuglés car dans leur tour d'ivoire, tour qui n'est pas prête de se fendre...

mercredi 19 décembre 2007

La petite phrase...

qui en dit long et nous ramène la réalité oubliée dans cet artifice d'initiatives présidentielles et gouvernementales. retour au basique. Extrait de l'édito "Une semaine très politique" Par Bruno Botella de Profession Politique.

''Quoiqu’en dise François Fillon, la France est toujours le pays des 35 heures, le système de retraites par répartition a été confirmé, la dette publique asphyxie l’économie et la modernisation de l’État reste une belle promesse.''

Notre exécutif devrait la noter sur un post-it ou en SMS ! De l'humilité en toute chose...