vendredi 9 novembre 2007

140% seulement ?

Comme chacun sait Nicolas Sarkozy s'est augmenté son ''salaire'' de 140% en tant que président de la République. La principale raison évoquée : une meilleure transparence des comptes présidentiels. Des comptes qui, il faut le reconnaître, en ont bien besoin. Néanmoins, c'est la bonne excuse.

Rien ne justifie cette hausse indécente au regard de la situation des Français à qui on demande toujours plus en matière d'efforts financiers au nom de la solidarité. Et scandaleuse quand on est à la tête d'un Etat ''en faillite'' comme a bien fait de le dire François Fillon.

Pourtant, cette super-hausse est passée comme une lettre à la poste. Aucune bronca. Aucune ''insurrection des esprits''. Cette couleuvre pourtant énorme, les français l'ont avalé sans broncher. Incroyable mais vrai.

Dans ces conditions le chef de l'Etat aurait eu tort de se gêner. D'ailleurs, il doit regretter de ne pas avoir été plus généreux avec lui-même ! Seulement 140% ! Puisque personne ne trouve rien à redire !

Difficile aussi dans le même temps d'aller faire la leçon aux patrons de grands groupes qui s'octroient des augmentations ou des indemnités records alors que leurs entreprises affichent des pertes colossales. N'est ce pas en effet la situation du chef de l'Etat avec pareille décision ? Un mimétisme douteux.

Encore une rupture. Mais ce n'est pas celle la que l'on attendait !

jeudi 8 novembre 2007

L'Amerique...

Le voyage de Nicolas Sarkozy aux Etats-Unis a mérite de bien pointer du doigt la schizophrénie (atavique ?) dont les Français font preuve à l'égard de ce pays.

En effet, vis à vis du pays de l'Oncle Sam les Français ont toujours oscillé et oscillent encore entre fascination et répulsion. Sans jamais tranché. d'un côté les français se précipitent sur les films américains, sont des gros consommateurs de Mc Do, des addicts des séries américaines sans compter les copier coller en rafale des émissions de divertissements et autres télé-réalité...

de l'autre mais au fait que détestent-ils nos concitoyens ? Ou disons que reprochent-ils aux Etats-Unis ? Leur toute puissance économique ? Car les Français y voient le reflet de notre incapacité à nous à maintenir à notre rang ? Frustration, jalousie par rapport à nos contre-performances ? Une question d'orgueil mal placée ? L'arrogance d'une puissance qui a les moyens de ses ambitions, qu'elles soient politiques, militaires, et économiques ? Certainement un mélange... au goût amer. Injustement.

Sans parler d'un amalgame, bien entretenu par les médias, parfois, entre Bush, le président, et les Etats-Unis. or bien sûr, et les américains, les premiers le disent : Bush ce n'est pas les Etats-Unis. Loin de là !

Nicolas Sarkozy a raison de faire ce déplacement et rappeler certaines vérités qui dérangent issues de notre histoire contemporaine et bien désagréables aux oreilles de leaders politiques car elles rappellent des épisodes guères brillants et douloureux, dont la France ne doit pas être fière.
Par là j'entends les deux guerres mondiales et l'aide décisive des américains. Sans qui, la France ne serait plus la France !

Les mauvais esprits rappelleront Lafayette. Mais encore faut-il rester raisonnable dans ses comparaisons et parallèles historiques !

Par ailleurs, si les Etats-Unis ont fait rêvé et font encore rever, peut-on en dire autant de l'Europe ? The american way of life est encore le modèle dominant dans l'inconscient des peuples. En dépit des ratés terribles de ce modèle. Mais quel modèle socio-économique aujourd'hui peut se prévaloir d'être parfait ou tout du moins de s'en rapprocher. Certainement pas le modèle français aux nombreux dysfonctionnements !

Ce réchauffement était indispensable. Tout de suite on sort les ''gros mots'', on parle d'alignement voire d'allégeance ! Mais le président de la République en rien n'a donné un blanc seing à l'action du président Bush. Bien au contraire. Il a rappelé les responsabilités de la première puisssance économique dans les cadre des règles internationales !

Une fois de plus, les anti-atlantistes et anti-américains primaires, usent de raccourcis éhontés.

Nicolas Sarkozy prépare l'avenir aussi des relations entre les Etats-Unis et la France. Car d'ici deux ans Bush aura été remplacé. Tandis que notre président sera toujours en exercice. Sauf catastrophe majeure (interne qui n'est pas à exclure).

Faut-il rappeler une évidence qui échappe à nombre de critiques : si la France ne peut pas se passer des Etats-Unis, ces derniers peuvent se le permettre d'un point de vue économique !

Car en général, quand les Etats-Unis s'enrhumment, c'est la France qui tousse. Jamais le contraire jusqu'à présent ! Encore une vérité qui dérange probablement... Qu'il est difficile parfois d'accepter son statut de puissance moyenne...

mercredi 7 novembre 2007

Trompe l'oeil

Six mois le temps des premiers bilans au moment des premiers frimas ! Voilà six mois que Nicolas Sarkozy a été élu président de la République. Sa mission est simple et claire, celle définie sans ambiguïté par les électeurs français : réformer en profondeur la France afin d'être à nouveau sur les rails de la croissance, de l'emploi et de la compétivité sur la scène internationale. Bref, au-delà d'incarner la rupture, la concrétiser, lui donner vie.

Hélas, six mois plus tard, la rupture est en panne. Disons fortement grippée, c'est de saison me direz-vous. Mais, pour l'instant cette promesse de rupture est l'ombre d'elle-même.

Pourtant répliquerez vous : le service minimum, le Grenelle de l'environnement, lles régimes spéciaux de retrait, les heures supp, la réduction des effectifs dans la fonction publique... la liste, d'une part, pour l'instant est bien courte. Par rapport aux ambitions d'origine affichées. D'autre part, dans tous ces domaines, le gouvernement a toujours cédé du terrain ou fait les choses à moitié. Pour reprendre les mauvaises habitudes des locataires de l'Elysée qui l'ont précédé ! Du trompe l'oeil de maître. Mais les français ne seront pas longtemps dupes. Une fois que les masques commenceront à s'écailler.

On se plie aux exigences des corporatismes and co. Et même on fait des chèques à droite à gauche pour acheter la paix sociale. Dernier exemple en date avec les pêcheurs, exonérés de charges sociales et patronnales ! Qui paiera ??

Nous sommes pour l'instant plus dans l'éclat, le court terme que le réfléchi et le long terme. A peine six mois ! D'ailleurs, les français ne s'y trompent pas, leur confiance commence à s'éroder sérieusement. tout du moins sensiblement.

Nicolas Sarkozy peut-il gâcher en un an cette formidable légitimité et incroyable confiance dont les français lui ont témoigné en mai dernier ? Il en prend dangereusement le chemin . Dangereux avant tout pour la France.

C'est bien de jouer les Samaritains, de voler en Lybie, au Tchad, aux Etats-Unis... mais il faudrait surtout retoucher terre. Notamment avec la terre de France. Les nuages noirs s'accumulent. Mais on la désagréable impression que le président et le gouvernement les traitent avec légèreté. Limite on se fout de notre tête.

Exemple parlant : la crise aux Etats-Unis. Notre ministre de l'économie nous assène qu'il n'y a rien à craindre. Aucune incidence sur l'économie française. Voilà qui nous rappelle "dormez mes petits''... on connaît trop bien la suite. Bref, on veut nous resservir le nuage de Tchernobyl qui ne franchit pas les frontières !

La France est sur la mauvaise pente. Mais que faire si le président lui-même se met à la savonner avec soin ?

samedi 20 octobre 2007

Comment ?

Comment les Bleus ont-ils pu gagner contre les All Blacks ? A voir leur médiocrité de jeu contre les Anglais et leur déculottée contre les Pumas lors de la finale de Bronze, cette victoire en quart de finale relève nettement plus de l'exploit que de la performance !

Comment ? Telle est la question que doivent se poser aussi les néo-zélandais ! Et des regrets ils doivent en avoir !

Ce qui devait être le sacre, le rêve de toute une équipe se transforme en cauchemar. Ils devaient être au sommet du rugby mondial, les voilà dans le gouffre de Padirac. 4ème la plus mauvaise des places. Trois défaites dans cette coupe du monde ! Indiscutabement il va falloir renverser les tables pour que le rugby francais qui vaut mieux se remette en ordre de marche et surtout retrouve son French Flair, la route de la victoire !

jeudi 18 octobre 2007

Rupture

Bien sur il ne s'agit pas de celle que les français attendaient quand ils ont élu Nicolas Sarkozy président de la République. Je veux parler de la séparation désormais officielle entre Nicolas Sarkozy et sa femme Cécilia.

Dans le communiqué de l'Elysée, vous noterez que le mot ''divorce'' a été soigneusement évité.

Une première dans l'histoire de la cinquième république. Cette clarification était devenue nécessaire car à naviguer entre rumeurs et fausses informations, cela devenait à force malsain.

Quel regard vont porter les français sur le président désormais ? quelle conséquence dans leur rapport ? Quelle image ? Altérée ? Humanisée ? Banalisation d'un couple ? Les instituts de sondages j'imagine vont s'en charger pour nous apporter des réponses. La belle affaire pour eux, le malheur des uns...

Cette séparation pensez vous qu'elle influera sur la façon de diriger ? Sur la conduite des affaires de la Nation ?

Mais, au fait, moi la rupture qui m'intéresse le plus et que je suis comme son ombre, c'est celle programmatique, promise lors de la campagne. Et vous ?

enfants gâtés

Aujourd'hui donc c'est jour de grêve. Un jeudi noir comme se plaisent à dire les médias. Une expression choc dont ils raffolent.

On a, cependant, outre le déjà déjà vu, la désagréable impression que ces grêves sont avant tout un gros caprice d'enfants gâtés et qui se refusent à se séparer de leurs jouets plutôt luxueux (privilèges).

Comme l'a dit Jean-Pierre Raffarin ces grêves sont ''archaïques''. Elles relèvent d'un autre temps : celui de l'après seconde guerre mondiale, d'un Etat providentiel tout puissant, artisan de la reconstruction de la France, d'un Parti Communiste à plus de 25% aux élections, d'une économie mondiale ou seules une poignée de Nations se partageaient un gâteau bien chocolaté en croissance, celui des jours heureux ou la France, ses salariés pouvaient tout se permettre, ou ses syndicats pouvaient tout revendiquer même le plus insensé.

Que les choses soient claires, les syndicats défendent avant tout l'indéfendable en ces temps de crise, de pauvreté croissante et de précarité galopante, ou la part du gâteau s'est considérablement réduite car à partager non plus à trois ou cinq mais à dix avec l'émergence des nouvelles puissances aux appétits insatiables. Simple effet de rattrapage.

Les syndicats protestent contre la suppression des régimes spéciaux. Mais il était temps. Il y avait urgence ! Leur credo pour se justifier : éviter un démantèlement de acquis sociaux, un nivellement par le bas. Bien. Bref, il se mobilisent pour l'intérêt général ! Mais oublient-ils que par leur contestation systématique, leur refus obstiné de se moderniser, s'adapter, tant sur la forme et le fond, qu'ils sont responsables, en partie, de cette impasse dans laquelle la France se trouve.

Et quid de la solidarité ? Au moment ou il est demandé à chacun de faire des efforts pour sauver la maison France d'une faillite virtuelle... mais à quelques pas seulement d'une faillite réelle au train ou vont les choses. Nous sommes dans le même bateau. Galère devrais-je dire !

La France n'a plus le choix. Il y a quinze ans, oui. Mais à force d'attendre, de s'arcquebouter sur un statu quo intenable sur le long terme, l'heure des sacrifices à sonné pour tout le monde.

Enfin, dernière correction. Ou les syndicats parlent d'acquis sociaux, les francais entendent avant tout privilèges. D'ou l'impopularité de ces grêves.

C'est à croire que la seule préoccupation des syndicats est de rééditer les grêves de 1995.

mercredi 17 octobre 2007

Il a raison...

Al Gore a fait savoir, plus exactement comprendre, qu'il ne sera pas candidat à la présidentielle aux Etats-Unis en 2008. C'est une sage décision qui doit décevoir le camp démocrate. Et nombre d'intellectuels sans parler du monde du show-biz.

La tentation était pourtant forte. Le soutien massif de stars, d'intellectuels, d'hommes d'affaires, une côte de popularité record, son prix Nobel de la paix, ses Oscars à Hollywood avec son documentaire ''une vérité qui dérange''. Mais... nous sommes loin de la politique avec ses règles (impitoyables, ca ne vous rappelle rien ?) du jeu. Jeu de massacre et dont Al Gore a été une victime directe et non collatérale en 2000, battu par Bush sur tapis vert. Le goût doit être encore amer dans la bouche pour oublier... et donc retenter l'aventure.

Voilà désormais Hillary Clinton tranquillisée. La voilà seule en piste et peut-être LA seule à être en mesure de battre le candidat républicain. Mais rien n'est joué car la course officielle n'a pas encore commencé. Ségolène Royal pourrait en témoigner, les derniers 100 mètres sont les plus éprouvants.

Mais je m'égare, revenons à Al Gore. Il a raison, cent fois, mille fois, de rester à l'écart de la politique. Il est cent, mille fois plus efficace dans son combat contre le changement climatique et sa croisade mondiale pour une prise de conscience universelle des menaces qui pèsent sur nos têtes de bipèdes au ''temps de cerveau disponible'' iltra-limité parfois sur ces dangers. Il est très bien à cette place. Il le sait. Car il se sait cent, mille fois plus libre dans ce combat. Donc il peut parler vrai. Et taper du poing, faire pression sur les plus grands quand il le faut. Preuve en est ce documentaire.

Monsieur Al Gore bravo pour cette décision. A votre place, beaucoup aurait cédé aux chants du pouvoir... Mais le votre n'est-il pas encore plus puissant ?